Casablanca abrite en septembre un salon TIC pour l’Afrique
Le Maroc ambitionne conforter son positionnement de hub africain des technologies d'information. L’écosystème du marché TIC marocain projette d’investir 5 millions de DH pour l’organisation de la deuxième édition du salon Africa IT Expo (AITEX) qui se déroulera à Casablanca du 27 au 29 septembre. Deux pays seront à l’honneur: Cameroun et Nigéria. Agenda.
Le Maroc s’efforce de consolider son positionnement en tant que hub africain des technologies de l’information malgré l’absence de visibilité sur la stratégie sectorielle Maroc Digital 2020.
En effet, à l’initiative de la fédération des technologies de l’information (Apebi), la foire internationale de Casablanca accueillera la deuxième édition du salon Africa IT Expo (AITEX) du 27 au 29 septembre avec deux pays à l’honneur: le Cameroun et le Nigéria.
“Cette deuxième édition, qui s’étend sur une superficie de 5.000 m2, couvre un périmètre large de thématiques technologiques d’actualité, à savoir: l’édition logiciele, e-commerce, offshoring, big data, infrastructures, mobilité, cloud, sécurité, mobile paiement et télécoms…”, précise Aziz Daddane, vice-président de l’Apebi.
Dans une perspective de mobilisation de l’ensemble de l’écosystème digital du Maroc, le salon AITEX bénéficie de l'engagement, outre de l’Apebi, de plusieurs organismes publics et associations professionnelles, c’est le cas de Maroc Export, l’Association des directeurs des systèmes d’information (AUSIM), le Technopark de Casablanca, Maroc PME et la CGEM.
D’ailleurs, les DSI et les fournisseurs de solutions d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, qui vont prendre part à ce salon, auront la possibilité d’utiliser la plateforme de netwokring pour la prise de RDV BtoB de Maroc Export et ce directement sur le site www.africaitexpo.ma.
Une agence du développement du digital en gestation
“Avec l’AITEX 2017, notre fédération continue son engagement dans la promotion du secteur TIC malgré notre déception du gouvernement El Othmani qui n’a pas intégré le numérique dans son gouvernement pléthorique, alors que le nouveau président français, malgré son gouvernement serré, a tenu à prévoir un secrétariat d’Etat chargé du numérique” regrette Mme Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de l’APEBI.
En attendant, la fédération suit de plus près, le projet en gestation de la future agence du développement du digital, en discussion actuellement au Parlement.
“Notre ambition est que cette agence soit rattachée au chef de gouvernement et dotée de moyens financiers et humains pour lui permettre de jouer un rôle de levier pour la promotion de l’économie numérique”, ajoute, sur un ton optimiste, Mme Karkri.
A noter qu’en marge des conférences thématiques de l’AITEX, deux études seront présentées en avant-première. La première concerne la maturité du marché digital africain, la seconde est le résultat d’un benchmark international sur le rôle des femmes dans l’innovation.