Nasser Zefzafi interrompt la prière du vendredi, course poursuite avec la police
Nasser Zefzafi est allé trop loin cette fois-ci. La ville d'Al Hoceima a connu ce vendredi une après-midi très agitée à partir de la prière du vendredi. Zefzafi a interrompu l'imam et a eu des mots extrêmement violents à son encontre et à l'encontre de l'Etat marocain (vidéo ci-dessous).
Selon différentes sources non-officielles, la police a tenté de l'interpeller. Réfugié dans une maison, il s'est adressé à plusieurs dizaines d'habitants à partir du toit. Dans un état second comme le montre la vidéo ci-dessous, il a tenu un discours à consonance ouvertement islamiste radicale, dont certaines références rappellent le vocabulaire de Da'ech.
Sur différentes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on a vu un groupe de jeunes qui entouraient Zefzafi jeter des pierres à la police à partir du toit.
La première information publiée par deux agences de presse étrangères au sujet d'une interpellation au moment de la prière s'est avérée sans fondement, selon des sources sûres contactées par nos soins.
Au fur et à mesure de la persistance des protestations à Al Hoceima, Zefzafi a radicalisé son discours. Ce dernier ne pouvait plus porter sur les revendications sociales puisque des actions étaient désormais menées sur le terrain. Il a progressivement glissé vers un discours islamiste virulent et une mise en cause de l'Etat.
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Après l'interruption de la prière du vendredi, l'Etat ne pouvait rester sans réagir sans donner l'impression d'une démission de sa part.
Une source non étatique indépendante et crédible nous a affirmé qu'il était impossible de dialoguer avec Nasser Zefzafi car son discours n'est pas structuré, qu'il personnalise les problèmes.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère des Habous et des affaires islamiques dénonce des "agissements prémédités".
"Outre les dispositions de la loi stipulant des sanctions à l'encontre de toute personne qui entrave l'accomplissement des rites religieux, cet incident constitue, pour la conscience de la nation, un comportement ignoble dans ce pays qui vénère et respecte hautement les pratiques religieuses et les rites", souligne le communiqué.