Après son congrès, le RNI va proposer un “pacte social” aux populations
Dans la forme et dans les noms, dans le fonctionnement aussi, c’est un nouveau parti qui est né le samedi 20 mai au terme du 6e congrès national du RNI. Maintenant, Akhannouch doit passer aux actes, avec une tournée régionale pour élaborer “un pacte social“ avec les populations.
Tout a été dit à l’avance sur le renouvellement des structures et la nouvelle organisation. La modernisation du fonctionnement aussi, avec les applis pour les militants, le vote intelligent et l’interactivité entre la base et la direction.
Autre première, le RNI va fonctionner selon des contrats de performance entre les directions régionales, provinciales et locales et le siège central.
Le plus important est ce qui doit venir. A la clôture du congrès, Akhannouch a annoncé une tournée du bureau politique dans les 12 régions, pour débattre avec elles du “pacte social“ que le RNI va proposer aux populations.
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Le parti s’est repositionné dans la “démocratie sociale“ au cours de congrès. Cela figure dans ses nouveaux statuts, en attendant la rédaction de la plateforme idéologique. Avec ce positionnement et son projet de pacte social, le RNI veut promouvoir une citoyenneté sociale en complément de la citoyenneté politique.
A son élection à la tête du parti le 29 octobre 2016, Aziz Akhannouch avait expliqué que son parti allait se préoccuper de la participation des citoyens, leur implication et l’amélioration de leur vie quotidienne.
Le nouveau bureau politique qui comprend 37 membres a été en grande partie renouvelé et rajeuni. Parmi les nouveaux venus, Mohamed Rezma, élu du Sahara et président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des conseillers, Mohamed Kabbaj, coordinateur du parti dans la région de Marrakech-Safi, entrepreneur dans l'enseignement supérieur privé depuis 1987, Jalila Morsli, députée et dirigeante de l’organisation RNI des femmes,
Hassan Belkhayat, un cadre qui a quitté le bureau d’études McKinsey pour s’installer à son compte, Saâdeddine Berrada, un homme d’affaires, Omar Mourou membre de la CGEM au nord.