La Banque mondiale prête au Maroc pour donner un coup de pouce au secteur financier
L’institution financière internationale a accordé un prêt de 350 millions de dollars au Maroc, et se dit engagée pour soutenir les réformes nécessaires dans le secteur financier.
La Banque mondiale a annoncé ce mercredi 17 mai qu’elle allait allouer 350 millions de dollars au Maroc. L’institution internationale explique que l’objectif de ce prêt est d'appuyer des réformes de grande ampleur dans le secteur de l’intermédiation financière au Maroc.
"Ce nouveau prêt complète une opération de la Banque mondiale approuvée en mars dernier, qui encourage le financement sur fonds propres pour les jeunes entreprises innovantes et à forte croissance au Maroc", explique la Banque Mondiale.
C’est le deuxième prêt à l’appui de politiques de développement axées sur le marché des capitaux et le financement des PME. Il fait suite à un premier prêt d’un montant de 300 millions de dollars qui a été approuvé en avril 2014.
Ce programme introduit de nouveaux instruments qui permettront d’étoffer le rôle des marchés financiers au Maroc. Ces nouveaux instruments et nouvelles pratiques permettront aux gros emprunteurs de faire appel non plus aux banques mais aux marchés financiers. Ainsi, "les banques disposeront davantage de capitaux à prêter aux PME", selon la Banque Mondiale.
Le programme a pour objectif d’améliorer :
-L’accès au financement pour les petites et jeunes entreprises ;
-Les marchés financiers en renforçant leur cadre institutionnel et en élargissant leur gamme d’instruments ;
-La viabilité financière de la Caisse marocaine des retraites (régime obligatoire des pensions civiles et militaires) ;
-La supervision du secteur bancaire.
La Banque Mondiale se dit engagée pour soutenir les réformes qui vont permettre, selon elle, d’atteindre les objectifs précités.
L’amélioration de l’accès aux financements pour les petites et jeunes entreprises, passera, par exemple, par la création d’un mécanisme de cofinancement destiné à appuyer la restructuration financière des PME et des micro-entreprises (MPME). La Banque Mondiale explique aussi qu’il faudra instaurer des conditions permettant d’accorder des crédits de TVA aux MPME.
Pour le renforcement des marchés financiers et de son cadre institutionnel, la Banque Mondiale espère la publication au Bulletin officiel de la loi relative à la Bourse des valeurs de Casablanca, aux sociétés de Bourse ainsi qu’aux conseillers en investissement financier. Mais aussi celle relative aux organismes de placement collectif immobilier (OPCI) et du décret exonérant ces derniers de l’impôt sur les sociétés.
La Banque Mondiale espère pour le renforcement de la supervision du secteur bancaire, que la Banque centrale transmette aux banques "d’importance systémique appartenant à des conglomérats financiers, les projets de règlements relatifs à la reprise après sinistre, à des fins de consultation".
Par ailleurs, le programme appuie des mesures destinées à faire entrer les ménages vulnérables et les microentreprises dans le système financier formel.