Centrafrique. La dépouille d'un militaire marocain retrouvée et remise aux FAR
La dépouille du militaire marocain porté disparu en Centrafrique a été retrouvée et remise jeudi 11 mai au contingent des FAR, annonce l’agence MAP en citant un communiqué de l’état-major général des FAR.
Ce militaire a été porté disparu suite à une attaque contre une patrouille du contingent des FAR présent en Centrafrique dans le cadre d’une mission onusienne de maintien de la paix.
9 soldats du contingent des FAR de la Minusca ont été blessés dans cette attaque, dont l’un se trouve dans un état grave, ajoute la même source.
Au début de cette année 2017, deux autres militaires marocains ont trouvé la mort dans une attaque.
La Minusca dénonce, dans un communiqué, dans les termes les plus vigoureux, cette attaque odieuse contre les casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à protéger les populations et permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés.
La Minusca coordonne étroitement avec les autorités centrafricaines pour assurer que les auteurs de cette attaque lâche soient arrêtés et traduits en justice. Elle rappelle que "porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires".
Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été attaqué par des éléments armés vers 20H00 (19H00 GMT).
Un soldat de la paix cambodgien a été tué et d'autres ont été blessés, dont un Cambodgien et neuf Marocains.
Quatre Casques bleus avaient été portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et un soldat marocain. Les dépouilles de trois d'entre eux, deux Cambodgiens et un Marocain, ont été retrouvées. Les attaquants ont fui dans la brousse, indique le communiqué de la Minusca.
La Minusca a envoyé un hélicoptère et des soldats de la paix pour sécuriser la zone et rechercher les disparus", poursuit le communiqué, indiquant que les blessés ont été évacués sur Bangui.
Le convoi - "une force mixte de policiers et de militaires de l'ONU"- a été attaqué dans le village de Yogofongo, à plus de 470 km à l'est de Bangui, à 20 km de leur point d'arrivée, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, a précisé à l'AFP le porte-parole de la Minusca, Hervé Verhoosel.
La Centrafrique peine à se relever du conflit entre rebelles ex-Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.
La Minusca - un peu plus de 12.500 hommes - est seule en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de la mission française Sangaris en octobre dernier.
Le représentant du secrétaire général de l'ONU, Parfait Onanga-Anyanga, a exprimé ses "profondes et sincères condoléances à la famille de la victime, à son contingent et à son pays" et son "immense gratitude pour le travail et les sacrifices des soldats du maintien de la paix dans la protection de la population en Centrafrique".