Marocains expulsés d'Algérie: 3 cas de disparition devant l'ONU
Trois cas des disparitions survenues au moment de l'expulsion arbitraire des Marocains d'Algérie en 1975, ont été portés devant le groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI) à Genève.
"Le troisième cas a été présenté cette semaine au GTDFI parallèlement à l'examen de la situation en l'Algérie par le Conseil des droits de l'homme", a déclaré mardi 9 mai à la MAP le président de l'Organisation marocaine des droits humains (OMDH), Boubker Largo.
Cette déclaration a été faite en marge d'un débat organisé à l'occasion du 3e cycle de l'Examen périodique universel (EPU).
Parmi les cas de disparition, il y a celui de Hasna K. qui avait à peine 12 ans au moment des faits. Elle se trouvait à la frontière, côté algérien, en compagnie de ses parents et de son frère jumeaux le 14 novembre 1975.
Une autre disparition répertoriée concerne Omar Z., né en Algérie en 1929. Il a été arrêté et emprisonné à Sidi Bel Abbes alors que sa famille a été expulsée. Ses proches n’ont jamais eu de nouvelles sur son sort.
Le dossier des violations subies par les Marocains déportés par les autorités algériennes reste toujours d’actualité, a estimé M. Largo, rappelant que l’OMDH œuvre en collaboration avec d'autres ONG afin de faire connaître cette tragédie et réclamer justice pour les familles victimes d’expulsion arbitraire.
(Avec MAP)