Pour les marchés européens, Macron est déjà président
Les marchés financiers, à commencer par la Bourse de Paris, qui évoluait au plus haut depuis janvier 2008, saluaient par de très fortes hausses le premier tour de l'élection présidentielle française lundi 24 avril, pariant sur une élection du candidat pro-européen et libéral Emmanuel Macron.
"La Bourse considère que l'hypothèque politique est levée. La prime de risque qui pesait sur les actions diminue", a observé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.
"Le soulagement est à la mesure de l'inquiétude que représentait pour les marchés l'hypothèse d'un second tour entre deux candidats anti-euro, avec par ailleurs des programmes de dépenses publiques très importantes dont on ne savait pas comment ils seraient financés", a-t-il poursuivi.
Le pro-européen Emmanuel Macron, avec 23,75% des suffrages, part favori dans la bataille pour le second tour de l'élection présidentielle française, le 7 mai, face à la dirigeante d'extrême droite anti-mondialisation Marine Le Pen, qui a réuni 21,53% des voix, duel qui exclut les deux grands partis traditionnels.
"Après le Brexit et l'élection de Donald Trump, la surprise du premier tour de l'élection française est... l'absence de surprise!" alors que la qualification d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen était "en effet pronostiquée depuis des semaines par les principaux instituts de sondage", ont relevé les analystes de Natixis.
A la mi-journée, la Bourse de Paris décollait de 4,50% après être montée jusqu'à 5.292,10 points, un plus haut depuis le 15 janvier 2008, juste avant la crise financière de l'été suivant.
De son côté, l'indice vedette de la Bourse de Francfort, le Dax, a franchi lundi un nouveau seuil historique, à près de 12.400 points, et évoluait autour de 3% vers 10H00 GMT, tout comme la Bourse de Madrid.
Celle de Milan s'approchait quant à elle des 4% tandis que Londres gagnait plus modestement près de 2%.
Ce sont les valeurs bancaires qui profitaient le plus du soulagement ambiant. BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis s'adjugeant plus de 8% à la mi-journée. La britannique Barclays, l'italienne Unicredit ou encore l'allemande Deutsche Bank connaissaient aussi de fortes progressions.
(Avec AFP)