Le Maroc, second pays le plus attractif pour les investisseurs en Afrique
Le Maroc est le second pays le plus attractif en matière d'investissement dans le continent africain, selon l’Africa Investment Index publié mercredi 19 avril par le cabinet Quantum Global Research Lab.
Le Royaume se retrouve à la seconde position grâce à "sa forte croissance économique, sa position géographique stratégique, l’augmentation des investissements directs étrangers, sa balance de couverture des importations et son environnement d’affaires globalement favorable".
La première place de ce classement a été octroyée au Botswana, qui selon l'indice se démarque par divers facteurs, dont la balance des comptes courants, la couverture de l’importation et la facilité des affaires.
Par ailleurs, l’Égypte s’est vu attribuer le troisième rang, en raison de l’augmentation des investissements directs étrangers et de sa population urbaine croissante.
Le quatrième pays sur la liste, l’Afrique du Sud, s’est distingué grâce à la croissance de son PIB, la facilité de faire des affaires dans le pays et son importante population. Enfin, la Zambie a été classée cinquième sur la liste, sur la base de son investissement intérieur et de sa disponibilité monétaire.
Mthuli Ncube, directeur du cabinet Quantum Global Research Lab, affirme que "en dépit des défis externes et de la chute du prix du pétrole, de nombreux pays africains manifestent une volonté accrue d’assurer leur croissance durable en diversifiant leur économie et en introduisant des politiques favorables pour attirer les investissements étrangers".
L'Africa Investment Index se base sur un baromètre multidimensionnel, utilisant des critères comme la croissance, la liquidité et le taux d’intérêt, le risque, l’environnement des affaires, la démographie, et le capital social.
Plus en détail, ces critères concernent, entre autres, la part des investissements nationaux dans le PIB, la part des entrées d’IDE en Afrique, les prévisions de croissance du PIB et la croissance économique en fonction de l’augmentation démographique.
Il utilise également des facteurs comme le taux d’intérêt réel, la différence entre la croissance de la masse monétaire et la croissance du PIB, le taux d’inflation, la couverture d’importation, la dette extérieure, la balance des comptes courants, la facilité de mener des affaires et la taille de la population du pays.
(Avec MAP)