Après Fquih Ben Salah, crise d'hystérie collective dans un lycée de Khouribga
Les crises d’hystérie collective ayant atteint, mercredi 19 avril, 35 élèves sur 533 du lycée qualifiant Ibn Toumert dans la commune d'lkfaf (province de Khouribga) ne sont liées à aucune maladie, virus, épidémie ou intoxication alimentaire, a affirmé la province. Mais c'est la deuxième crise collective dans la région en une semaine.
Ces élèves concernées ont été transportées en urgence à l'hôpital provincial Hassan II de Khouribga, où un staff spécialisé a procédé aux examens nécessaires, indique un communiqué de la province parvenu à la MAP. Ces examens ont révélé que les filles ne sont atteintes d'aucune maladie, virus, épidémie ou intoxication alimentaire.
Les victimes ayant reçu les premiers soins et bénéficié des examens nécessaires ont quitté l’hôpital, à l’exception de quelques-unes qui rejoindront bientôt leurs parents, ajoute la même source.
Le gouverneur de la province de Khouribga, Abdellatif Chadli, a rendu visite aux victimes à l'hôpital provincial Hassan II pour prendre connaissance de leur état de santé. De même, il a suivi de près toutes les étapes d’hospitalisation nécessaires dans ce genre de cas d’urgence.
Contacté par Médias 24, M. Gziri, de la direction provinciale de l'Education nationale à Khouribga, a expliqué qu'en effet, "il ne s'agit ni de maladie, ni d'intoxication, ni d'allergie". "Les examens médicaux montrent qu'il s'agit d'une crise d'hystérie".
Comment cela est arrivé?
"Une élève de ce lycée est tombée à plusieurs reprises cette semaine suite à des crises d'hystérie. Mercredi dernier, cette même fille a fait une autre crise au milieu de la cour du lycée. De nombreux élèves étaient présents", raconte M. Gziri.
"Une heure après, d'autres filles âgées entre 13 et 15 ans, qui ont en général des problèmes chez elles, commencent à tomber. Celles-ci étaient agitées et criaient, mais elles ne ressentaient aucune douleur selon les médecins", ajoute-t-il.
"Les médecins ont également expliqué que si la fille en question était tombée dans un endroit isolé, rien de cela ne serait arrivé". "Ce qui s'est passé ressemble à la crise d'hystérie survenue au lycée collégial Okba Ibn Nafi, à la commune rurale de Sidi Issa (Fkih Ben Saleh), jeudi 13 avril dernier".
Le tableau ressemble donc à celui de crises d'hystérie collectives inexpliquées et contagieuses, sans aucun fondement physiologique connu.
Par ailleurs, une commission multipartite, composée de médecins et cadres de la direction provinciale de l'Education nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la direction provinciale de l’Agriculture, de l'Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa) et des agents d'autorité, a été mise en place pour approfondir les recherches techniques et épidémiologiques au lycée en question et à Dar Taliba pour éviter de nouveaux cas.
Rappelons que l'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables. En psychanalyse, C'est une névrose touchant les femmes et les hommes, aux tableaux cliniques variés, où le conflit psychique s'exprime par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures...) sans lésion organique, des crises émotionnelles, éventuellement des phobies.
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