Samir: négociations serrées avec trois candidats à la reprise
La décision finale sur le dossier Samir pourrait intervenir dans quelques jours ou… dans quelques semaines, apprend Médias24 de source judiciaire autorisée. Les négociations sont serrées et le juge commissaire “ne prendra pas de décision dans la précipitation“.
“Il y a de petites avancées, mais pas d’avancée majeure“, nous explique notre source.
Le tribunal de commerce de Casablanca avait reçu dix dossiers de candidatures. Les offres qui étaient très loin de l’évaluation officielle réalisée par le tribunal ont été d’emblée écartées et les candidats concernés avisés. Cette évaluation qui a porté sur les différents actifs en liquidation, se monte environ à 21,6 milliards de DH.
Des négociations ont été entamées avec les autres candidats, comme le prévoyait d’ailleurs le jugement de vente des actifs.
Le dernier carré comprend trois entreprises. Médias24 s’est engagé à ne pas révéler les noms, ni les montants en jeu, couverts par le secret judiciaire à ce stade et pour ne pas perturber le déroulement des négociations. Des tentatives d’interférence dans les tractations ont été signalées.
Le juge commissaire n’est pas pressé. Il ne décidera que lorsqu’il aura fait le tour de chaque offre, “ligne par ligne“.
Les éléments qui nécessitent “prudence et vigilance“ selon notre source sont les suivants:
-quelles garanties de paiement? y a-t-il une caution bancaire?
-les conditions posées par les candidats. Certains sont allés jusqu’à demander, comme conditions suspensives, un changement du cadre réglementaire par le gouvernement, voire un accord bancaire pour financer l’acquisition. Le tribunal négocie la levée d’un maximum de conditions, obtenant parfois satisfaction. Il souhaite un engagement ferme de chaque candidat et des conditions qui ne dépassent pas la pratique habituelle dans les milieux d’affaires.
-Le prix évidemment, qui ne doit pas être inférieur au montant de l’évaluation.
Voilà la situation. Des négociations qui s’allongent, avec des allers retours entre les états majors et le juge commissaire.
On sera fixé dans quelques jours… ou quelques semaines. Le juge commissaire est décidé à prendre son temps, car il est conscient, selon nos sources, du poids du dossier et de l’impact national de l’avenir de la Samir.