A Alger, Cazeneuve trouve une porte rouverte aux investissements français
En tournée au Maghreb, le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a trouvé jeudi 6 avril à Alger une porte rouverte aux investissements français, avec la conclusion promise d'ici la fin de l'année d'un accord sur une usine PSA Peugeot Citroën dans le pays.
M. Cazeneuve a ensuite pris la direction de Tunis, où sécurité et économie seront également au cœur de ses entretiens le 7 avril.
A Alger, lors d'une conférence de presse commune, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a assuré que l'accord sur l'installation d'une usine PSA, pour lequel son gouvernement tardait à donner son feu vert depuis des mois, serait conclu prochainement.
"Je vous le confirme effectivement, il (ce projet) verra le jour au cours de cette année", a-t-il dit.
En pleine polémique sur une usine Hyundai soupçonnée d'importer des véhicules quasiment assemblés, l'Algérie cherche à "rééquilibrer" ses projets pour augmenter la part produite sur place, a argué M. Sellal face au retard pris.
Le projet d'usine PSA, qui viendrait s'ajouter à l'usine Renault ouverte à Oran fin 2014, était déjà proche d'aboutir il y a un an lors de la visite du précédent Premier ministre ,Manuel Valls. Mais il ne s'est pas concrétisé depuis.
Autre signe possible d'amélioration: M. Sellal a fait état du règlement des contentieux opposant Alger à Engie et Total, disant souhaiter des partenariats avec Paris dans la pétrochimie et les énergies renouvelables. Il n'a toutefois pas donné plus de précision.
A l'été 2016, Total avait lancé une procédure d'arbitrage pour contester la façon dont l'Algérie avait rétroactivement modifié le partage des profits tirés du pétrole et du gaz.
Le groupe français Engie cherche lui à renégocier ses contrats gaziers à long terme dans le pays, ce qu'Alger voit d'un mauvais œil.
Depuis l'ouverture en grande pompe de l'usine Renault d'Oran, l'Algérie s'inquiète de ne pas voir se concrétiser d'autres investissements français majeurs.
La visite de M. Cazeneuve n'a d'ailleurs donné lieu qu'à la signature d'accords mineurs. Et la France a été appelée indirectement à faire davantage.
(Avec AFP)