Le 3 avril, réunion décisive pour la cession de la Samir
La réunion du 3 avril pourrait choisir le cessionnaire. Sur dix candidats, quatre ont été présélectionnés. Toutes les offres sont conditionnées. Les six candidats restants gardent une chance d'être retenus s'ils améliorent leurs offres.
Lors d'une réunion tenue ce lundi 27 mars au tribunal de commerce de Casablanca, le juge-commissaire et le syndic chargés de la liquidation de la Samir ont de nouveau examiné, à huis-clos, les offres de cession des actifs de l'entreprise.
Sur les dix candidats au rachat de la Samir, quatre avaient été présélectionnés. Mais le syndic Mohamed El Krimi reste ouvert à une amélioration des offres des six autres candidats. Certains ont été appelés à réviser la forme de leur offre, d'autres à revoir son montant jugé trop faible. En effet, quelques offres correspondent à quatre fois moins la valeur des actifs de la Samir, estimée à 21,6MMDH .
Pour leur part, les quatre offres présélectionnées se situent entre 20 et plus de 30 MMDH. Mais aucune n'est ferme. Toutes sont conditionnées. Les conditions, souvent suspensives, varient d'un candidat à l'autre. Elles concernent des demandes d'audits fiscal, financier et juridique, d'accès aux documents des filiales ou encore d'obtention préalable d'un financement bancaire.
L'identité du cessionnaire tombera le 3 avril 2017 au plus tôt. Le juge-commissaire convoquera les contrôleurs (salariés, Douane, BCP) pour livrer leur avis sur les offres. Théoriquement, en tant que chef d'entreprise, le DG Jamal Baâmar doit également être entendu. Reste à savoir s'il sera physiquement présent ou s'il va mandater son avocat, Me Omar Azouggar.
Le 7 mars 2017, ce dernier avait déposé un recours en rétractation de l'ordonnance avant dire droit portant cession globale des actifs de la Samir. Dans son recours, Me Azouggar demande à ce que "la cession se cantonne aux unités de production de la Samir" et, partant, "qu'elle ne recouvre plus ses actions dans les filiales, les centres estivaux, les biens immobiliers etc."
Au final, la décision revient au juge-commissaire, lequel devra choisir " l'offre la plus sérieuse et qui permet dans les meilleurs conditions d'assurer durablement l'emploi et le paiement des créanciers."