Premières réactions politiques à la nomination de Saâdeddine El Othmani
Quelques heures après sa nomination comme Chef du gouvernement, les dirigeants politiques saluent le choix du numéro 2 du PJD qui devra réussir là où Abdelilah Benkirane a échoué. Certains n’hésitent pas à sous-entendre qu’ils sont optimistes car il est "plus souple" que son prédécesseur.
Joint par Médias24, Mohand Laenser, secrétaire général du MP, déclare que le nouveau Chef du gouvernement n’a aucun ennemi au sein de toute la classe politique marocaine. Selon lui, "Saâdeddine El Othmani est unanimement respecté même parmi ceux qui ne partagent pas son référentiel idéologique. C’est un homme d’Etat qui a toutes les capacités pour débloquer la situation. Tout dépendra des premières consultations qu’il mènera mais surtout de la marge de manœuvre que le camp Benkirane lui laissera. Je suis cependant optimiste car c’est quand même le numéro 2 du PJD".
Pour Ilyas El Omari qui dirige le PAM, "El Othmani est quelqu’un de respectable mais vous ne me ferez pas dire du mal de son prédécesseur. Au-delà du changement de personne, la seule chose qui m’importe, c’est qu’il arrive à former ce gouvernement qui traîne depuis plus de cinq mois".
Même son de cloche avec Abdellah Bekkali qui est le porte-parole du parti de l’Istiqlal: "Nous respectons le nouveau Chef du gouvernement mais attendons de voir s’il va nous contacter ou pas".
Nabil Benabdellah dont le parti a été le plus fidèle allié de l’ancien Chef du gouvernement ne tarit pas d’éloges sur le successeur de Benkirane.
"Il a une vraie stature d’homme d’Etat et nous sommes prêts à l’aider pour qu’il débloque au plus vite la situation actuelle. J’espère simplement que les autres partis politiques feront de même".
Selon le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, qui est au centre du blocage gouvernemental, El Othmani est un négociateur qui sait être souple sans faire preuve d’entêtement.
"Ayant vécu de près pendant 5 mois la crise institutionnelle auprès de Abdelilah Benkirane, le nouveau Chef du gouvernement saura en tirer les leçons et ne pas répéter les mêmes erreurs".
Aucun dirigeant du PJD n'a souhaité s'exprimer sur la désignation royale d'El Othmani avant la tenue du Conseil national du PJD prévu pour le samedi 18 mars.