FAO et Berd: les coopératives agricoles marocaines ont un grand potentiel dans les maraîchages
Les coopératives agricoles marocaines regorgent d’un potentiel de croissance élevé pour le maraîchage et agrumes, moyen pour l’argan, le lait, les oasis et les olives, et faible pour la viande rouge, l’arboriculture et le miel.
C'est ce qu'il ressort d'une étude menée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), sur les nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur coopératif agricole au Maroc.
L'étude relève que les filières maraîchage, agrumes et lait, les coopératives sont matures, compétitives et bénéficient de la croissance du marché domestique. Toutefois, ces dernières font face à la pénurie d’eau, alors que l’argan qui profite de la croissance du marché international reste confronté aux problèmes de compétitivité et de capacité d'investissement.
Les oasis et les olives profitent d’une croissance importante des marchés domestique et international, mais restent confrontées à des problèmes associés à la qualité et à la sensibilisation des consommateurs, ajoute l'étude.
Pour ce qui est du cadre légal qui régit la création des coopératives, il "ne semble pas conditionner leur développement, ne s’avère pas attractif pour les investisseurs externes et offre une possibilité de formation du capital très lente", selon l’étude.
Les possibilités d’alliances entre les coopératives sont, toutefois, possibles avec des sociétés de capital privé, indique l’étude qui fait ressortir que la gestion des groupements d’intérêts économiques (GIE) est flexible eu égard à leur gouvernance et à la gestion du capital.