Plan Maroc Vert: 90 MMDH d’investissements nécessaires pour 2017-2020
Après avoir bénéficié de 28 MMDH depuis 2008, ces prochains investissements devront concerner des projets relatifs à l’irrigation, au développement des filières, ainsi qu’à un nouveau programme d’agro-industrie en cours de discussion avec la Banque mondiale.
Le besoin d’investissement pour boucler le Plan Maroc Vert, qui arrive à son échéance en 2020, s'élève à 90 MMDH. C’est ce qu’a annoncé Soufiane Larguet, directeur de la stratégie et des statistiques au ministère de l’Agriculture, ce mercredi 8 mars à Rabat. M. Larguet s’exprimait en marge d’une table ronde organisée par la Banque mondiale, portant sur la contribution de celle-ci dans le secteur agricole marocain.
Les prochains investissements devront concerner des projets relatifs à l’irrigation, au développement des filières, ainsi qu’à un nouveau programme d’agro-industrie: le projet "agribusiness", en cours de discussion avec la Banque mondiale.
Celui-ci vise à améliorer l’intégration entre l’amont et l’aval, ainsi que l’accès au marché dans des filières identifiées comme prioritaires dans le cadre de la stratégie de développement de l’agro-industrie, et enfin l’amélioration de la qualité des produits alimentaires.
Ce projet s’inscrit dans l’optique du Plan Maroc Vert de transformer le secteur agroalimentaire en une source stable et durable de croissance et de développement économique inclusif.
Jusqu’à présent, le Plan Maroc Vert a pu lever 28 MMDH depuis son démarrage 2008. La Banque mondiale demeure le premier contributeur à ce financement avec 5,2 MMDH: "La Banque mondiale est non seulement notre premier financeur mais c’est également une sorte de label. Le fait de l’avoir en tant que partenaire nous permet d’attirer d’autres bailleurs de fonds et mieux vendre le Plan Maroc Vert à l’international", indique M. Larguet.
Il ajoute: "Cela donne un rayonnement international à cette stratégie, et c’est pour cela que le Plan Maroc Vert est perçu comme un exemple de modèle de développement pour les pays du sud et plus particulièrement les pays africains".
La Banque mondiale intervient dans le secteur agricole à travers 11 investissements et 11 dons, dans des projets portant sur l’appui aux cultures à forte valeur ajoutée, l’introduction de systèmes d’irrigation modernes et performants, le renforcement de la résilience climatique, l’amélioration des circuits de distribution en plus de la valeur des produits pour le marché de l’export.
Elle a également appuyé le deuxième programme national de routes rurales, à travers un projet financé par trois prêts: 50 millions d’euros en 2006, 60 millions d’euros en 2010, 70 millions d’euros en 2014.
Le projet des routes rurales vise à améliorer l’accès à des routes praticables par tous les temps à la grande majorité de la population rurale du pays: "C’est l'une des problématiques majeures pour des agriculteurs qui veulent un accès plus facilité aux marchés", explique Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations pour le Maghreb chez la Banque mondiale.
La stratégie actuelle multisectorielle de la Banque mondiale, qui couvre la période 2014-2017, est structurée en trois axes principaux: le renforcement de la compétitivité et de la croissance inclusive; le développement résilient et durable; ainsi que la gouvernance et le renforcement du rôle des institutions.
Ces axes sont concrétisés à travers trois catégories d’interventions, à savoir l’appui direct aux investissements, les travaux analytiques pour apporter le savoir international au Maroc et la valorisation de l’expérience de celui-ci à l’étranger, ainsi que l’appui aux programmes gouvernementaux des politiques de développement.
Voici une vidéo de la table-ronde, telle qu'elle a été retransmise en live par Médias24: