M’dina Bus. Le constat sans concession d’Abdelaziz El Omari
La moyenne d’âge est de 17 ans, soit 10 ans de plus que ce qui est prévu. Un cahier des charges pour la désignation du nouveau délégataire est en préparation. Le contrat avec M’dina Bus prendra fin en 2019.
Des bus bondés avec des vitres cassées et des pots d’échappement qui trahissent un manque d’entretien flagrant... Le décor est devenu certes presque banal, en dehors des messages de protestation, image à l’appui, postés sur les réseaux sociaux.
"Nous sommes attentifs aux coups de gueule de tous ces Casablancais. Preuve en est, le contrat avec le délégataire a été audité couvrant la période allant de 2004 à nos jours", déclare Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca au site du PJD.
Les premiers constats ont confirmé, sans surprise, le non-respect par M’dina Bus de certains engagements mentionnés dans le contrat de gestion déléguée.
Prenons l’exemple de l’âge des véhicules en circulation. "Alors qu’il ne doit pas dépasser 7 ans selon les clauses du contrat, nous avons constaté que la moyenne d’âge des 650 bus en circulation est de 17 ans. Le parc est vétuste d’autant plus que par le passé, l’importation de véhicules d’occasion était autorisée dans le contrat", a souligné le maire.
"Quand nous nous sommes entretenus avec le délégataire, il en avait lui aussi gros sur le cœur", a-t-il ajouté.
M’dina Bus dénonce le fait que depuis 2009, d’autres transporteurs –Lux par exemple- ont investi la ville occasionnant un manque à gagner pour l’entreprise censée avoir le monopole en vertu du contrat conclu avec la commune.
Il déplore également les nombreux actes de vandalisme devenues monnaie courante à chaque match, occasionnant des frais supplémentaires pour le transporteur.
Notons que le contrat avec M’dina Bus prendra fin en 2019. Un cahier des charges est en cours de préparation par la SDL Casa Transport.
"Pour l’instant, on ne sait pas si la future configuration retiendra un ou plusieurs opérateurs, si le transport urbain sera géré de la même manière que le tram, si la ville créera une nouvelle SDL pour s’en charger…", confie le maire.
Le nouveau cahier des charges apportera des réponses à ces questions.