Infrastructures, emplois, protectionnisme: Le réquisitoire économique de Trump
Le président américain Donald Trump a promis mardi 28 février de consacrer mille milliards de dollars d'investissements publics et privés pour remettre à niveau les infrastructures américaines, mais s'est montré avare de détails sur sa politique économique.
"Pour lancer la reconstruction du pays, je vais demander au Congrès d'approuver une législation qui déclenchera des investissements de mille milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis, financés grâce à des capitaux à la fois publics et privés, et créera des millions d'emplois", a-t-il déclaré lors de son discours de politique générale devant le Congrès.
"L'Amérique a dépensé environ six mille milliards de dollars au Moyen-Orient alors que les infrastructures chez nous se délitent. Avec ces six mille milliards de dollars, nous aurions pu reconstruire notre pays deux fois, et même trois fois si nous avions eu des dirigeants qui avaient la capacité de négocier", a-t-il ajouté.
M. Trump a également de nouveau promis, mais sans donner de détails, une réforme fiscale "historique" qui "réduira le montant des impôts de nos entreprises pour qu'elles puissent concurrencer n'importe qui et prospérer n'importe où" et qui profitera également à la classe moyenne.
"Actuellement, les entreprises américaines sont taxées à l'un des taux les plus forts au monde", a-t-il affirmé.
Il a réitéré ses promesses d'imposer des taxes sur les importations de produits étrangers pour protéger les industriels américains mais, là encore, sans préciser sous quelle forme alors que de nombreuses entreprises américaines qui produisent à l'étranger risquent également d'être pénalisées.
"Quand nous exportons des produits depuis l'Amérique, beaucoup d'autres pays nous font payer des droits de douane et quand des entreprises étrangères exportent leurs produits en Amérique, nous leur faisons payer pratiquement rien", a affirmé le président américain.
Il a cité une récente rencontre avec les dirigeants du fabricant américain de motos Harley-Davidson pour illustrer son propos, indiquant que ceux-ci lui avaient indiqué devoir payer dans certains pays des droits d'importation allant jusqu'à 100%.
"Ils ne demandaient même pas à ce que cela change mais moi je le demande. Je crois fermement au libre-échange mais je crois aussi à un commerce équitable", a-t-il lancé.
(Avec AFP)