Céréaliculture. Au pire, la campagne sera moyenne
Il faudra attendre fin mars pour se prononcer sur la campagne agricole en cours. S’il y a de nouvelles pluies d'ici là, l’année sera bonne, sinon, elle sera moyenne.
"L’année n’est pas sauvée, mais elle est sur de bonnes bases", nous déclare un expert du domaine agricole.
Il faudra attendre fin mars pour se prononcer sur la campagne agricole en cours. S’il y a des pluies, l’année sera bonne, sinon, elle sera moyenne, affirme notre expert.
Pour les finances, une année moyenne correspond à une récolte céréalière située entre 60 et 70 millions de quintaux. C’est sur cette base qu’est établi le budget généralement.
Outre les pluies de mars, les niveaux de température entrent également en jeu. Des intempéries suivies d’un climat doux sont deux ingrédients qui favorisent la croissance végétale. Après les pluies du week-end et de ce début de semaine, une hausse des températures sera bénéfique pour la végétation.
La disponibilité du fourrage est également à noter. Une amélioration du parcours est enregistrée. Cela signifie une baisse des charges pour nourrir le bétail, mais également des viandes de meilleures qualités, par rapport à un cheptel nourri aux aliments composés.
Autre atout de l’actuelle campagne: la neige. Elle intervient dans le remplissage des barrages du sud: Haouz, Beni Mellal, Bin Elouidane, là les réserves d’eau proviennent de la fonte des neiges et non de la pluie.