Textile. Prospection auprès des grands opérateurs internationaux de l’amont
S’il est un mot qui revient tel un refrain dans la bouche des décideurs de l’Amith, c’est celui de dynamique. Après la constitution fin novembre 2016 de la cellule d’animation, une grosse opération de VRP démarre début février ciblant les grands investisseurs internationaux. Première étape: Paris.
"A partir de la semaine prochaine, nous entamerons un périple dont la première escale sera Paris où se tiendront plusieurs salons dédiés au secteur. Ce sera le premier conseil d’administration de l’Amith à l’étranger. Il permettra d’avoir l’ensemble des administrateurs sur place et de constituer la "team Maroc" avec le ministère de l’Industrie, Maroc Export et l’AMDI en plus des exposants marocains présents aux salons", nous confie Karim Tazi, président de l’Amith (association marocaine des industries du textile et de l’habillement).
La cellule d'animation opérationnelle depuis fin novembre sera, elle aussi, de la partie.
Du 06 au 09 février 2017, onze salons seront organisés dans la capitale française, regroupant quelque 5.000 fabricants de toutes les zones de production (Asie, Europe,…), dont 4.000 spécialisés dans l’amont.
"Nous avons déjà dressé une short-list des grands investisseurs à qui nous allons vendre le projet Maroc. On cible ceux qui travaillent déjà avec des clients traditionnels du pays. Notre stratégie est d’associer des grands investisseurs amont avec l’énorme parc de fabricants d’habillement au Maroc pour mieux servir les grands clients du Maroc comme Inditex par exemple. C’est le maillon manquant pour le moment", poursuit Karim Tazi.
Outre la France, C’est tout le sud de l’Europe, la Turquie et la Chine qui seront visités. "Notre cible est à la fois géographique et de produits. Notre objectif est de ramener des IDE, soit via des JV ou autre", ajoute-t-il.
Une soixantaine de projets soignés en 2016
Entre les locomotives et les satellites (petits projets), une soixantaine de conventions d’investissement ont été signées avec l’Etat dont une dizaine de locomotives. Le gros de ces investissements concerne le fast-fashion et le denim dont les écosystèmes ont été signés en février 2016. Une trentaine de milliers d’emplois sont déjà engagés.
"Nous avons réalisé en quelques mois plus d’investissements que pendant les cinq dernières années", commente pour sa part Mohamed Tazi, DG de l’Amith. Et d’ajouter, "le meilleur indicateur de la bonne santé de la filière est le comportement des banquiers. Il y a quelques années, il fallait batailler pour avoir des financements. Aujourd’hui, ce sont les banques qui viennent vers nous et proposent de nous accompagner".