Sardine. Hausse des prix des captures destinées à l’industrie
Un compromis vient d’être conclu au terme d’un bras-de-fer qui a démarré le 7 janvier 2017. Les deux parties sont d'un côté, les armateurs de la pêche côtière du petit pélagique du sud et de l'autre, les unités de transformation de la région.
Une réunion a eu lieu, ce mercredi 25 janvier, au département de la pêche maritime à Rabat, et une hausse de 15 centimes - y compris les taxes versées à l’ONP, la province, l’ONSSA,… estimées par les industriels entre 12 et 13% selon les ports- par kilogramme du prix de référence de la sardine (2,20 DH/kg) a été entérinée.
"Cette décision entre immédiatement en vigueur", nous déclare une source présente à cette réunion. "Elle a été obtenue à l’arraché et fortement appuyée par le ministère", poursuit-elle.
Cette réunion intervient deux jours après la reprise de l’activité de pêche au terme d’une grève qui a duré une dizaine de jours pour forcer les industriels à augmenter les prix. Une reprise qui n’a pu être obtenue qu’avec la promesse faite par les industriels en présence des équipes d’Akhannouch, d’ouvrir un débat sérieux et de mettre fin au différend qui oppose les deux parties.
Il faut savoir que la sardine destinée à l’industrie ne passe pas par la vente à la criée, qui est la règle pour d’autres captures. Le prix est fixé d’un commun accord entre armateurs et industriels.
"C’est une situation qui doit changer. Le petit pélagique devra passer par la criée pour éviter qu’il y ait des arrêts à répétition. Certes aujourd’hui, une augmentation a pu être obtenue, mais les armateurs et les marins - payés sur la base du chiffre d’affaires- réclameront d’autres augmentations. La liberté des prix devra être respectée", analyse notre source.