L'Istiqlal prend ses distances avec le PJD aussi et s'isole
A travers ses deux porte-parole Adil Benhamza et le journal Al Alam, l’Istiqlal accuse le PJD de comportement “grossier“ à son égard. L’isolement du parti de la balance et de Chabat, devient patent.
L’Istiqlal a publié sur son journal Al-Alam (édition de ce mercredi 18 janvier), une critique virulente contre le PJD et son secrétaire général, alors qu'ils étaient ses principaux et seuls alliés. Chabat confirme sa réputation d'imprévisibilité.
Dans son article d’ouverture, à la Une du journal, Al-Alam accuse la “direction du PJD“ d’avoir eu un comportement “grossier“ à son égard. Pour étayer cette accusation, le journal fait le récit des jours ayant précédé le vote à la Chambre des représentants le lundi 16 janvier.
Selon cette source, “la direction de l’Istiqlal a attendu en vain d’être contactée par la direction du PJD, pour coordonner les positions relatives à cette élection. Dimanche, la direction du PI a attendu la fin de la réunion du secrétariat général du PJD, sans recevoir de réponse.“
“La direction de l’Istiqlal a fini par apprendre, à travers le communiqué du PJD publié dans la presse, que le PJD a donné mandat à son secrétaire général pour agir en fonction des circonstances“.
“L’Istiqlal avait également vaguement appris que le PJD allait présenter son propre candidat à la présidence de la Chambre. La direction de l’Istiqlal a alors décidé de soutenir ce candidat“.
“Ce n’est que 2 heures avant le vote que la direction du PJD a contacté son homologue de l’Istiqlal. Elle l’a informée que le secrétaire général a décidé que le groupe parlementaire PJD allait voter blanc“.
“Sur la forme, la direction de l’Istiqlal a refusé cette position. En effet, il s’agit de coordination politique et non de directives ou d’ordres à exécuter. Les députés istiqlaliens ont éprouvé du ressentiment après ce comportement qui viole les règles de la coordination politique. Ils craignent d’être en présence d’une transaction politique que Monsieur le Chef du gouvernement considèrerait comme le seul moyen de sauver sa peau dans les tractations en cours“.
Notons que le groupe istiqlalien était présent à l’ouverture de la séance avant de quitter l’enceinte parlementaire et de refuser de prendre part au vote.
En prenant ses distances avec le PJD et l'Istiqlal, Hamid Chabat a probablement tiré sa dernière cartouche. Sa survie politique à la tête de l'Istiqlal paraît de plus en plus compromise.