HCP: 1,2% de croissance au 4e trimestre 2016 et 3,9% au 1er trimestre 2017
Dans un point de conjoncture publié ce 4 décembre, le Haut Commissaire au Plan (HCP) estime que l'économie nationale a crû de 1,2% au quatrième trimestre 2016. Il s'attend à une reprise au premier trimestre 2017, avec un taux de croissance de 3,9%.
Le rythme de croissance économique nationale devra connaître une sensible accélération au premier trimestre 2017, selon le Haut Commissariat au Plan (HCP). Celui-ci prévoit un taux de croissance de 3,9%, au lieu de 1,7%, une année plus tôt.
Le HCP estime que la croissance de la valeur ajoutée non-agricole s’accélérera légèrement afin de se situer à 2,7%. La valeur ajoutée agricole s'améliorera, quant à elle, de 11,1%, portant ainsi sa contribution à la croissance économique globale à 1,3 point. Le cumul pluviométrique des quatre premiers mois de la campagne agricole 2016/2017 aura été supérieur de 12,9% par rapport à la normale.
Par ailleurs, le HCP indique que dans un contexte de reprise du commerce mondial, la demande internationale adressée au Maroc devra enregistrer une hausse de 3,2%. Cette augmentation profitera à certaines branches industrielles exportatrices comme l’automobile, l’électronique, l’habillement et le textile.
Toutefois, la légère reprise attendue des cours mondiaux du pétrole et des prix des matières premières industrielles risque de renchérir légèrement les importations nationales.
Le HCP note également que la valeur ajoutée industrielle s’accroîtra de 2,4% au premier trimestre 2017, en variation annuelle.
Les activités minières afficheront un rythme d’expansion plus soutenu, en ligne avec le renforcement de la production du phosphate brut. En effet, comme le souligne le HCP, "la demande internationale de fertilisants pâtira toujours des bas niveaux des prix des produits agricoles, mais les perspectives favorables d’une hausse de la demande des pays de l’Asie du Sud et de l’Est maintiendront les exportations nationales des engrais phosphatés sur un rythme de croissance de près de 11%, au premier trimestre 2017". Au total, la valeur ajoutée minière progressera de 9,4% en variation annuelle.
Pour sa part, la valeur ajoutée de l’électricité poursuivra son affermissement au rythme de 3,4%. L’essentiel de cet affermissement sera alimenté par le redressement de la production des centrales thermiques et de celle des unités à base d’énergie renouvelable.
Quant aux services, leur valeur ajoutée continuera de croître à un rythme relativement plus soutenu que le trimestre précédent, contribuant pour presque plus de la moitié à la croissance économique hors agricole, selon les estimations du HCP.
1,2% de croissance au 4e trimestre 2016
D'après les données du HCP, l’économie nationale a progressé de 1,2% au quatrième trimestre 2016, au lieu de +0,8% seulement un trimestre auparavant.
Le secteur agricole a poursuivi sa tendance baissière, affichant un repli de 12,3%, durant la même période.
La valeur ajoutée hors agriculture a, quant à elle, progressé de 2,5%, en glissement annuel. Cette modeste hausse a été principalement tirée par les activités secondaires, dont la valeur ajoutée a progressé de 2,4%.
Les branches tertiaires ont également continué à soutenir l’activité économique, grâce notamment à la dynamique des activités du commerce et de la sensible reprise des activités touristiques, dont la valeur ajoutée s’est redressée de 7,1%, en variation annuelle.
D’une autre part, la demande mondiale adressée au Maroc a été légèrement plus dynamique que le commerce mondiale, affichant ainsi un accroissement de 2,2% en 2016, indique le HCP.
Toutefois, le déficit de la balance commerciale au niveau national s’est alourdi de 18,3% en 2016, et le taux de couverture a reculé pour se situer à 55%. Un creusement résultant d’une hausse plus conséquente des importations (+8,5%) par rapport aux exportations (+1,7%). Ces derniers ont pâti du recul des expéditions des secteurs phosphatier et agricole. Hors phosphate et dérivés, les exportations auraient crû de 5,3%.
Par ailleurs, la demande intérieure privée a continué de soutenir la croissance économique nationale au quatrième trimestre 2016 avec, cependant, un rythme en légère décélération.
Les dépenses de consommation des ménages, en volume, se sont accrues de 2,8%, en variation annuelle, sous-tendues par une amélioration de 1,8% des transferts des MRE et un accroissement de 5,3% de l’encours des crédits à la consommation.
L’investissement productif a, pour sa part, maintenu sa dynamique amorcée depuis le début de l’année 2016, en affichant un accroissement de 6,4% en variation annuelle.