Les exportations d'agrumes progressent, malgré les aléas climatiques
Les exportations marocaines d’agrumes vont se situer cette saison aux alentours de 600.000 tonnes, selon les estimations de sources professionnelles consultées par Médias24.
Grosso modo, cette estimation pour les agrumes toutes variétés confondues, signifie une stagnation par rapport à l’année précédente, la saison 2015-2016.
Cette même saison a été une année de forte baisse de la pluviométrie. Mais dans les cas des agrumes, ce sont les chaleurs de l’été et la forte pluviométrie de fin novembre-mi-décembre, qui a impacté la production et les exportations.
Au 17 décembre 2016, les exportations avaient atteint 230.000 T., en progression de 6% par rapport à l’année écoulée. Sans la chaleur de l’été et les dernières pluies qui ont abîmé les fruits, les exportations de clémentines auraient été de 30 à 40% plus élevées, estime une source professionnelle contactée par Médias24.
L’Espagne est confrontée aux mêmes problèmes, ajoute notre source.
Toutes variétés confondues, le Maroc devrait approcher les 600.000 T. cette année.
Au 17 décembre, 97% des exportations étaient constituées de petits fruits, essentiellement des clémentines. La moitié des petits fruits ont été absorbés par le marché russe qui est beaucoup mieux maîtrisé grâce à la coordination professionnelle mise en place depuis 2 ans.
Les dernières pluies ont déversé sur le marché local, les excédents trop abîmés écartés de l’export. De sorte que les prix moyens sont en chute libre.
En période normale également, les producteurs trouvent le marché local peu rémunérateur. Lorsque le prix es clémentines se situe entre 3 et 6 DH, il faut savoir que le producteur n’encaisse que dix fois moins selon notre source.
Cette situation pose la problématique de l’organisation du marché local, une question régulièrement soulevée par le ministère de l’agriculture. Elle va s’aggraver dans les prochaines années, lorsque plusieurs dizaines de millions de nouveaux plants d’agrumes produiront des fruits.
L’export n’est que l’un des piliers du secteur, les deux autres étant en principe le marché local et la transformation.
Nos interlocuteurs s’interrogent sur l’organisation du marché local, à commencer par la station de conditionnement jusqu’au marché de gros, puis au détaillant.
Les professionnels sont nombreux à espérer un encouragement aux stations de conditionnement, car les fruits qui en sortent sont calibrés, triés, lavés, valorisés et obtiennent de meilleurs prix. Ils estiment que sans politique au niveau des stations de conditionnement, il sera impossible d’absorber les productions additionnelles sans casse pour les producteurs. (Source des tableaux: profession)

