Le Festival gnawa d’Essaouira fêtera ses 20 ans en juin 2017
Afin de célébrer ses vingt années d’existence, les organisateurs du Festival gnawa et des musiques du monde ont édité une vidéo qui revient sur ses prestigieux invités. Une rétrospective qui confirme l’utilité d’un événement ouvert sur les cultures du monde et dont les artistes locaux sont désormais demandés à l’international.
Vingt ans et toutes ses dents, malgré le maigre budget de départ et les obstacles qui ont parsemé sa création. Ce festival qui s’enracine dans le paysage culturel marocain, mais aussi mondial, est tourné vers le continent africain, avec la particularité d’être populaire et non payant.
De plus, il accueille chaque année une pléiade d’artistes de tous les horizons, qui font le bonheur de la population locale et étrangère, tout en braquant les projecteurs des médias internationaux.
Il faut préciser que si la programmation a mis l’accent sur les célèbres rythmes des mâallems gnawa, la fusion et le mélange des cultures avec des groupes étrangers est le maître mot de cet événement.
Même si ce n’est pas un festival de jazz comme celui de Montreux, il n’empêche qu’Essaouira peut se targuer d’avoir accueilli les plus grandes pointures internationales de ce registre musical.
Pêle-mêle, on peut citer, Joe Zawinul, Marcus Miller, Maceo Parker, Pat Metheny, Kenny Garret et tant d’autres têtes d’affiche, d’ordinaire très exigeantes sur l’endroit où elles se produisent.
Selon Neila Tazi, présidente du festival contactée par Médias24, ces musiciens onéreux que l’on s’arrache partout ailleurs, ne viennent pas pour l’argent, mais plutôt pour faire partie de ce "laboratoire musical quasi-unique".
Une affirmation confirmée par Louis Bertignac, ancien leader du groupe Téléphone, qui déclarait qu’Essaouira était sans aucun doute un des seuls, voire le premier festival de jam session de la planète.
Hormis la promesse d’un anniversaire (29/06 au 2/07/2017) à la hauteur de ses 20 ans, sa fondatrice révèle qu’il sera délocalisé avec des sessions de fusion dans trois grandes villes du monde en 2017.
"Les troupes de mâallems d’Essaouira se produiront avec des artistes locaux au Bataclan (Paris), au Barbican (Londres) et au prestigieux Lincoln Center (New York), le temps d’un concert", conclut-elle.
Pour se convaincre de son rayonnement, rien ne vaut de visionner la vidéo intitulée "De l'ombre à la lumière" qui revient sur cette belle aventure culturelle à qui l’on souhaite une longue vie en ces temps agités d’amalgame religieux et de choc des civilisations.