Qualité de vie. Casablanca devance Istanbul dans le classement Mercer
Sur un échantillon réduit de 8 villes seulement, Casablanca a occupé la 4e place ex-æquo avec Mexico et devant Istanbul. Ce classement sera actualisé chaque année avec un éventuel changement de l'échantillon. Il s'agit d'un benchmark permettant à la capitale économique de se comparer.
Après l’étude sur l’ADN de Casablanca, la ville vient de dévoiler les résultats de l’étude Mercer propre à la métropole.
Le benchmark retenu compte 8 villes dont New York considérée comme ville repère avec un score annuel de 100. Les autres villes sont Lyon, Belgrade, Le Caire, Lisbonne, Istanbul, Mexico, choisies sur la base des similitudes qu’elles présentent avec Casablanca. Il s'agit par exemple des enjeux de développement, de la présence d’expatriés, du statut de pays touristique, de hub des affaires et de ville internationale, ainsi que le fait d’abriter des sièges régionaux d’entreprises multinationales.
Selon les résultats de cette étude restreinte, Casablanca est classée 4e ex-æquo avec Mexico. Elle devance Istanbul (avec une différence de deux points), Belgrade (5 points de différence) et Le Caire (15 points de différence).
«Il faut savoir que l’indice d’Istanbul a été corrigé deux fois au courant de cette année, suite aux derniers événements qu’a connus la Turquie. Le volet environnement politique et social a un taux de pondération de 23,5%. Il influe donc d'une manière importante sur le classement», a souligné le représentant de Mercer, lors d'une conférence de presse organisée lundi 28 novembre.
C’est dans les loisirs que Casablanca a été classée dernière. Ce facteur intervient pour 9% dans le calcul de l’indice global.

Notons que 39 critères entrent en jeu, appartenant à 10 grandes familles: environnement politique et social, environnement économique, environnement socioculturel, considérations médicales et sanitaires, écoles et éducation, services publics et transport / infrastructure urbaine, loisirs, biens de consommation, logement et enfin environnement, au sens climat et catastrophes naturelles.
Pour comprendre le choix de ces critères, il faut savoir qu’à l’origine, l’indice Mercer a été développé pour aider les multinationales à déterminer la rémunération des expatriés à l’étranger et plus spécifiquement pour calculer les primes de pénibilité. Ce n’est qu’au cours des 20 dernières années qu’il a été prisé également par les municipalités et les gouvernements, expliquent les représentants du cabinet.
L’étude a coûté 18.000 euros. Elle sera renouvelée annuellement pour évaluer les points d’amélioration et ceux sur lesquels il faudra agir avec plus d’efficacité.
Selon Mohamed Jouahri, DG de la SDL Casa Animation, "une commission sera mise en place au niveau de la ville pour le suivi de chaque critère. Toutes les parties concernées y siègeront. Un plan d’action à court et moyen termess sera défini prochainement".