Réforme de l'Education: Le Conseil supérieur va exprimer plusieurs réserves sur le projet de loi-cadre
Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) va émettre une série de réserves au sujet du projet de loi-cadre relatif à la réforme du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, selon une source informée jointe par Médias24.
Le Conseil a examiné ce projet de loi, le lundi 21 novembre, dans le cadre de sa 10e session.
Le Roi Mohammed VI avait demandé l’élaboration d’une loi-cadre, et ce, au cours du discours du Trône de… juillet 2015.
Le Roi a appelé à une réforme de l’enseignement, dans le cadre d’un "contrat national contraignant", qui doit se départir de "tout égoïsme et de tous calculs politiques qui hypothèquent l’avenir des générations montantes, sous prétexte de protéger l’identité".
"Nous appelons à l’élaboration de cette réforme (de l’enseignement) dans le cadre d’un contrat national contraignant, à travers l’adoption d’une loi-cadre cernant la vision à long terme et mettant fin à l’interminable cercle vicieux de la réforme de la réforme", a dit le Souverain.
Le Souverain a indiqué que les Marocains cherchent un enseignement ouvert et de qualité, fondé sur l’esprit critique et l’apprentissage des langues, "un enseignement qui permette à leurs enfants d’accéder au marché du travail et de s’insérer dans la vie active".
Après une année de guérilla larvée entre la primature et le ministère de l’Éducation nationale, le projet de loi-cadre a été enfin élaboré et soumis pour avis au CSEFRS par le chef du gouvernement… fin juillet.
Azziman: Mettre la réforme à l’abri des “intempéries“
Le Conseil a constitué une commission ad hoc présidée par le Pr Abelhamid Akkar. C’est cette commission qui a présenté, le lundi 21 novembre, le projet d’avis au Conseil supérieur.
Dans son allocution d’ouverture de la 10e session du conseil, son président Omar Azziman s’est réjoui de voir enfin la possibilité “d’inscrire la réforme dans la durée, de la mettre à l’abri des contingences et des intempéries par le recours à une loi-cadre qui sera l’œuvre de tous, qui s’imposera à tous et qui assurera la réforme, la continuité et la durabilité nécessaires à la réussite de toute réforme éducative d’envergure“.
La loi-cadre sera en principe l’aboutissement d’un processus de réforme inédit au Maroc et le président Azziman en parle d’ailleurs avec émotion.
Ce sera en effet la première fois qu’il y aura un consensus autour des grandes orientations et objectifs de l’Éducation et que ce consensus figurera dans un texte qui s’imposera à tous.
Mais le Conseil, selon nos sources, émet plusieurs réserves sur le projet de loi-cadre qui lui a été soumis, aussi bien en termes de forme que de fond. Une source ajoute que le projet de texte ne respecte pas la totalité de la vision stratégique.
Le CSEFRS achève sa 10e session, ce mardi 22 novembre, en fin de journée.