L’UPM et la BERD mettent 227 M€ à disposition du Maroc, Tunisie, Egypte et Jordanie
Le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée a annoncé la mise en place d’un fonds de 227 millions d’euros en faveur du développement des énergies renouvelables au sud de la Méditerranée. Fathallah Sijelmassi, à la COP22, veut remettre l’UPM au centre de la politique euro-méditerranéenne.
Il existait une plateforme pour l’interconnexion électrique et pour le gaz. Il existera désormais un réseau méditerranéen pour les énergies renouvelables.
Forte de ses 43 membres européens, moyen-orientaux et méditerranéens, l’Union pour la Méditerranée agit pour surfer sur la vague écolo et mieux affirmer son rôle et son identité dans la région.
De l’argent et du networking vert
Outre cette nouvelle plateforme, l’UPM et la BERD mettent 227 millions sur la table et s’apprêtent à organiser un grand forum d’affaires régional en collaboration avec la CGEM et l’AMEE, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique.
Au cours d’une rencontre avec des journalistes à Marrakech, Fathallah Sijelmassi et son staff ont bien montré qu’ils savent que la partie est délicate. Dans l’imaginaire politique régional, l’UPM reste le prolongement d’un processus diplomatique, celui de Barcelone, qui n’a apporté aucune contribution concrète à la résolution du différend israélo-palestinien, au sauvetage de la Libye ou de la Syrie, aux tensions maroco-algériennes ou aux tensions créées par la crise des migrants entre Européens ou entre l’Europe et ses voisins turc, égyptien ou libyen.
Le principal atout de l’UPM aujourd’hui reste que la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, fondée à l’origine pour soutenir l’investissement public et privé dans l’Europe de l’Est de l’après-chute du Mur de Berlin (1989) est désormais habilitée à financer les projets euro-méditerranéens.
A Marrakech, l’UPM a également rappelé son engagement dans le secteur de la restructuration urbaine au Maroc à Rabat, en Tunisie à Sfax et en Egypte à Imbaba dans la banlieue du Caire.
La MedCop Climat se saisit des dossiers méditerranéens
Aux côtés de l’UPM, les régions du Bassin méditerranéen avancent également leurs propositions et leurs initiatives. Marocains, Tunisiens et Italiens principalement publieront, ce jeudi, la synthèse des travaux de la MedCop Climat de Tanger de juillet dernier.
Ils y rappellent les menaces qui affectent le milieu méditerranéen, de l’urbanisation aux eaux usées, à la désertification et au stress hydrique. Le document auquel Médias24 a eu accès (voir document ci-dessous) doit être officiellement présenté, ce jeudi 17 novembre, à la zone Verte.
Les régions du Bassin méditerranéen insistent notamment sur la mise en place au sein des services administratifs d’une structure «climat, environnement et énergies renouvelables» et l’intégration dynamique de la sensibilisation aux enjeux environnements dans l’éducation dès le plus jeune âge. Le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Ilyas El Omari, doit tenir une conférence à ce sujet ce jeudi après-midi.