Afrique : La santé publique pour sensibiliser aux changements climatiques
Présent lors des travaux de la COP22 à Marrakech, le docteur et ancien ministre français, Philippe Douste-Blazy, a accordé un entretien à Médias24 au sujet de la forte corrélation entre le changement climatique et la santé publique.
Peut-être que les pays du continent africain ne sont pas encore arrivés à un stade de maturité aux niveaux technique et technologique pour faire le lien entre les changements climatiques et la santé publique. Toutefois, les orientations des gouvernements tendent à démontrer que le continent est sur la bonne voie.
A ce propos, le stand burkinabé au village de la COP organisait, ce mardi 15 novembre, une rencontre pour sensibiliser à l’importance de vivre en harmonie avec l’environnement et son rôle dans la préservation de la santé publique.
Rencontré par Médias24 en marge de cet événement, l’ancien ministre français, Philippe Douste-Blazy, a commenté: "Les pays du monde entier doivent faire le lien entre l’apparition des nouvelles maladies et les changements climatiques, surtout en Afrique où les hausses des températures sont la première cause d’apparition et de prolifération des maladies, transmises souvent par le biais des piqûres de moustiques."
Philippe Douste-Blazy est formel, "l’accent sur la santé publique prendra une grande importance dans les prochaines COP. C’est une priorité".
D’ailleurs, s’agissant de la sensibilisation des populations fortement exposées aux changements climatiques, le volet santé peut être un meilleur vecteur de communication. C’est ce qui ressort d’un Side Event organisé le 9 novembre par l’Association marocaine pour la santé publique et environnementale.