BAM: Le crédit bancaire progresse, les créances en souffrance aussi
Les dernières statistiques monétaires de Bank Al Maghrib révèlent que les créances en souffrance ont grimpé à 7,8% de l’encours global du crédit bancaire.
Les créances en souffrance ont augmenté de 8,3% à fin septembre 2015 sur une année glissante. C’est ce qui ressort des dernières statistiques monétaires de Bank Al Maghrib.
Se situant à 62 milliards de DH à fin septembre 2016, les créances en souffrance ont progressé de 1,6% par rapport au mois précédent.
A présent, les créances en souffrance sont ventilées comme suit:
- 38,5 MMDH sur les sociétés non financières privées (+2,3% sur un mois et +18,7% sur une année),
- 872 MDH sur les autres sociétés non financières (+0,0% par rapport à août 2016 et +29% par rapport à septembre 2015),
- 22,5 MMDH sur les ménages (+1,1% sur un mois et -6,8% sur une année).
Les créances en souffrance s’élèvent donc à 7,8% de l’encours global du crédit bancaire (795,8 MMDH) , alors que Moody’s annonçait il y a plus d'un mois, qu’elle s’attendait à une stabilisation de ces créances.
Par ailleurs, le crédit bancaire s’est amélioré de 4% par rapport à septembre 2015. Cette progression dépasse la prévision de Bank Al Maghrib pour l’année 2016, qui s’est établie à 3%.
La progression du crédit bancaire reflète:
- L’accroissement des crédits à l’équipement de 5,8%, pour s’établir à 146,7 MMDH, dont 94,3 MMDH sont destinées aux sociétés non financières privées.
- L’augmentation de 2,4% des crédits à l’immobilier, pour se situer à 246,4 MMDH: cette hausse recouvre toutefois une régression des crédits aux promoteurs immobiliers de 4,2%, combinée à une hausse des crédits à l’habitat de 5,3%, s'établissant à 186,1 MMDH.
-Les crédits à la consommation ont progressé de 5,5%, pour s'établir à 48,7 MMDH.
Par secteur institutionnel, le taux de croissance des crédits au secteur non financier a stagné en septembre à 3,5%, recouvrant une décélération du rythme de progression des prêts aux sociétés non financières publiques et une accélération de celui des crédits au secteur privé.
Ces derniers se sont accrus de 3,5%, traduisant une hausse de 2,4% des concours alloués aux sociétés non financières privées, la progression des prêts destinés aux ménages étant restée inchangée à 4,7%.
Suivant cette tendance, le rythme de progression de l’agrégat M3 s’est accéléré à 5,9%, reflétant notamment une hausse de 7,2% des dépôts à vue auprès des banques, une progression de 1,6% des comptes à terme et une accélération à 4,1% du rythme de progression des détentions en titres d’OPCVM monétaires.
En revanche, la croissance de la circulation fiduciaire a ralenti à 4,4%.