Hamid Chabat:“Nous présenterons 3 candidats par portefeuille ministériel”
Invité de l'émission «Une heure pour convaincre», diffusée en direct sur Medi1 TV ce jeudi 27 octobre, Hamid Chabat est revenu sur le scrutin du 7 octobre et l'épisode des tractations et des alliances pour la formation du gouvernement Benkirane III. Verbatim.
Le mot magique, le sésame qui permet d'entrer au gouvernement, de plaire au PJD-PPS, est-il le mot "Attahakkoum"? C'est ce que semble croire Chabat, puisqu'il l'a dégainé jeudi 27 octobre.
"Il n'y a jamais eu de conflit entre le PJD et l'Istiqlal, mais plutôt des divergences de points vue et de positionnements" a lancé d'entrée de jeu le patron de l'Istiqlal, face au journaliste qui l'a interpellé sur le "rapprochement soudain" de son parti avec le PJD. "Nous partageons également le référentiel islamique" a-t-il ajouté.
Il a poursuivi: "Le rapprochement entre nos formations a eu lieu depuis les élections de la présidence de la Chambre des conseillers, lorsque le PJD avait soutenu notre candidat et les sept conseillers déchus."
Qu'en est-il du recul des partis dits nationalistes, dont l'Istiqlal? "La bipolarité préfabriquée du champ politique a fait que le peuple vote soit pour le PAM, soit pour le PJD" a rétorqué Chabat. "Le peuple a tranché et nous ne pouvons que respecter son choix," a-t-il précisé.
A la question de savoir si la décision de l'Istiqlal aurait été la même, si c'était le PAM qui avait remporté le scrutin, Chabat a souligné que "la décision du conseil national en novembre 2015 était sans ambages: pas d'alliance avec Attahakoum."
Pour justifier l'entrée de l'Istiqlal au prochain gouvernement, qui pour rappel n'a pas été conditionnée, l'ex-maire de Fès a évoqué une volonté de son parti de "consolider la démocratie", en privilégiant "une approche consensuelle".
Se voulant interactive, l'émission donne droit au chapitre aux internautes pour poser leurs questions. L'un d'eux a interpellé Chabat sur sa promesse électorale consistant à rendre justice aux diplômés chômeurs, concernés par le PV du 20 juillet (signé par Abbas El Fassi, mais non reconnu par le gouvernement Benkirane, ndlr). "Une solution sera trouvée pour réparer l'injustice que ces jeunes ont subie", a-t-il assuré.
Quid de la révision de la réforme des retraites? "Il est vrai que c'est une mesure qui figure dans notre programme électoral, mais si nous entrons au gouvernement, cela se fera dans une alliance. Notre programme ne sera appliqué que partiellement" a-t-il déclaré. Avant de nuancer:"Mais nous tenons à ouvrir le débat avec nos partenaires".
Hamid Chabat, futur président de la Chambre des représentants?
Interpellé sur sa volonté d’être au perchoir, Hamid Chabat a répondu par la négative, tout en mettant en avant son expérience: "J'étais maire de Fès durant deux mandats. Sans oublier quatre mandats au Parlement et je viens d'entamer le cinquième".
Concernant la procédure de désignation des ministrables au sein de l'Istiqlal, Chabat a fait savoir "qu'une commission a été créée et que le parti se penche déjà sur les critères qui seront exigés". Et d'ajouter: "Cette commission désignera les ministrables pour les présenter ensuite au comité exécutif pour validation. Nous préférons présenter trois noms pour chaque portefeuille ministériel confié à l'Istiqlal".
Le secrétaire général du parti de la balance a par ailleurs démenti l'information selon laquelle il y aurait plus de 100 personnalités intéressées par différents portefeuilles. Selon lui,"il ne s'agit pour l'instant que de 12 candidatures".