Sécurité alimentaire: Le Maroc dans le top 50 mondial
Le rapport 2016 sur la politique alimentaire mondiale, réalisé par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), octroie une bonne notation au Maroc, en matière de sécurité alimentaire.
Le classement se base sur plusieurs critères, variant entre productivité agricole, recherche scientifique et taxation de l'importation de produits alimentaires.
Le Maroc est classé 42e sur 109 pays en matière de croissance annuelle moyenne de la production agricole, un critère qui rassemble la productivité globale des terres et du travail agricoles.
En effet, le rapport de l’IFPRI souligne qu'au Maroc, la productivité agricole brute par hectare est passée de 167 dollars en 1990 à 320 dollars en 2013. La productivité du travail, soit la production agricole brute par personne active dans le secteur, est passée de 1.557 dollars en 1990 à 3.345 dollars en 2013.
Selon ces données, l’institut estime que le Maroc est l’un des 50 pays dans le monde assurant la meilleure sécurité alimentaire.
Par ailleurs, le Maroc affiche de bons scores sur d’autres critères, notamment celui de la recherche scientifique liée à l’agriculture dans les pays à faible et à moyen revenus. Le Royaume est ainsi classé 1er sur 78 pays, car pour 100.000 fermiers, le Maroc dispose de 747 scientifiques opérant dans l’agriculture.
En outre, le Maroc arrive 5e sur 78 pays en matière de dépenses destinées à la recherche scientifique pour l’agriculture, avec 442,3 millions de dollars en 2011.
D’une autre part, le Maroc est considéré comme excellent élève en matière de taxation liée à l’import de produits alimentaires. Avec une taxation moyenne de 48,5 dollars, le pays est classé 6e sur 170 pays, indiquant ainsi que le royaume n’applique pas une taxation élevée.
«L’alimentation doit trouver son chemin du producteur au consommateur. Mais l’inadéquation des politiques, des institutions et des infrastructures rurales peuvent entraîner des marchés agricoles, qui ne fonctionnent pas efficacement», souligne l’IFPRI dans son rapport.
L’institut ajoute: «Ces tarifs, variant selon le type de produit, peuvent engendrer des coûts supplémentaires et empêcher les marchés d’atteindre une efficacité maximale. De nombreux pays ont conclu des accords de libre-échange dans lesquels les droits de douane sur les importations spécifiées sont réduits à zéro».
D’autre part, et malgré la régression de l’indice de la famine au Maroc de près 10 points entre 1990 et 2015 (18,7 en 1990, contre 9,5 en 2015), le rapport de l’IFPRI souligne que 4,4% de la population marocaine souffre de malnutrition. Sur ce critère, le Maroc est classé 81e sur 118.
Parallèlement, le Maroc affiche son pire score au niveau de la proportion des enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition. Une condition illustrée, selon les critères de l’IFPRI, par un faible poids par rapport à leur taille. Ainsi, 2,3% des enfants de moins de 5 ans en souffrent au Maroc.