Abdeslam Laâziz (CNI): Nous n’avons pas quitté la Fédération de la Gauche
Le Congrès national ittihadi, l’une des trois composantes de la Fédération de la gauche démocratique semble insatisfait du déroulement de la campagne électorale et le fait savoir. Médias 24 a contacté le secrétaire général du CNI, Abdeslam Laaziz.
On a souvent entendu dire, depuis l'annonce des résultats du scrutin, que le CNI a gelé sa participation dans les instances de la fédération. Abdeslam Laaziz dément d'emblée: "Le Congrès national ittihadi continue à siéger dans les différents organes de la FGD, à l'exception du secrétaire général du CNI, qui n'assistera plus au comité exécutif de la Fédération."
La précision est de taille, la non-participation de Laaziz au comité exécutif ne handicape pas le travail de la Fédération. "Cette décision a été prise pour marquer un désaccord qui n'engage personne d'autre que le secrétaire général du CNI", précise le concerné.
Les origines du désaccord remontent à la période de la campagne électorale. Abdeslam Laaziz déclare à ce propos que "Les décisions de l'organe exécutif n'étaient pas respectées par certains responsables de la FGD. Il y a eu des dérives au niveau des déclarations faites à la presse nationale par les responsables des parti, et même de la part de certains militants."
Parmi les déclarations qui ont fâché le secrétaire général du CNI, trois en particulier. Il s'agit, d'abord, de la revendication d'une 3e voie. "Nous n'avons jamais évoqué, au cours de nos réunions, l'adoption de ce slogan".
Un autre élément a particulièrement déplu à A. Laaziz, lors des sorties médiatiques de certains responsables de la FGD, il s'agit des objectifs en termes de sièges.
"A aucun moment, nous n'avons visé l'obtention de 20 sièges dans ces élections. Ce que j'avais proposé comme objectif, c'était d'atteindre 8 à 9 sièges, et assumer la responsabilité en cas d'échec, en présentant nos démissions des secrétariats de nos partis respectifs", précise notre source.
De même, en ce qui concerne la déclaration de la secrétaire générale du PSU, Nabila Mounib qui a fait allusion, lors d'une de ces sorties, à un certain électorat qui agit uniquement par suivisme. Il aurait mieux valu, selon la même source, "jouer le jeu des élections sans tentatives de récupération."
Dans une tentative de réconciliation interne, Abdeslam Laaziz soumettra un mémorandum lors de la prochaine réunion du comité exécutif de la FGD, qui aura lieu samedi. "C'est désormais une question de mois, le PSU et le CNI tiendront bientôt leurs congrès nationaux. Ça sera sans doute l'occasion des grandes réflexions au niveau de chaque parti", conclut A. Laaziz. Des réflexions qui, on l'espère, redonneront vie à la gauche marocaine.