Législatives: Le PAM inclut une forte présence féminine parmi ses candidats
A la veille de la clôture du dépôt des candidatures, qui coïncide avec le début du lancement officiel de la campagne électorale, le secrétaire général du PAM a présenté vendredi le profil de ses candidats.
Lors d’une conférence de presse, ce vendredi 23 septembre, destinée à présenter le budget électoral et les profils des candidats du parti, Ilyas El Omari a déclaré que tous ses candidats avaient déposé, avant le terme du délai, leur dossier dans les préfectures et au ministère de l’Intérieur.
Au total, 391 personnes adoubées par le PAM se présenteront dans la majorité des circonscriptions locales, qui constituent le territoire électoral et sur les deux listes nationales de femmes et de jeunes.
301 candidats feront campagne dans 91 circonscriptions (au lieu de 92) car, après négociation, le PAM a préféré laissé le champ libre à l’Istiqlal dans un de ses fiefs électoraux situés dans le sud du Maroc.
Les 90 candidats restants se répartiront entre les 60 sièges réservés à la liste des femmes et les 30 autres à celle des jeunes (hommes et femmes âgés de moins de quarante ans).
Pour faire élire un maximum de femmes, le parti a placé 29 candidates dans la liste nationale des jeunes, ce qui fait qu’au total pour les deux listes nationales, il y aura 89 femmes candidates.
"Au départ, nous voulions imposer 30 femmes sur la liste des jeunes, mais comme le ministère de l’Intérieur a refusé, nous avons été obligés d’opter pour un homme et 29 femmes", a précisé El Omari. L'Intérieur a refusé car la loi impose la mixité dans la liste "jeunes".
Il a affirmé que son parti voulait favoriser la représentation électorale du genre, pour contrer "la misogynie du chef du gouvernement et de son parti" (une seule ministre dans Benkirane I, les femmes assimilées à des lustres par Benkirane, journaliste chassée du parlement par le ministre Choubani pour tenue "indécente…").
Le secrétaire général a poursuivi que les candidates avaient été sélectionnées pour leur compétence et pas par "népotisme" comme celles du PJD (épouses Benkirane, Aftati et Choubani).
Sur les 301 candidats aux 91 circonscriptions locales, six femmes ont été désignées têtes de liste, ce qui d’après El Omari, place le PAM champion du genre par rapport au reste des partis marocains.
Il a cité les têtes de liste de Ouezzane, d'Essaouira, ainsi que Fatima Zahra Mansouri à Marrakech Guéliz, contre le candidat du PJD, qui a remplacé le salafiste Hammad Kabbaj. Le parti a également présenté une candidate de 27 ans pour affronter Mohamed Hamdaoui (ancien président du MUR).
Concernant la pyramide des âges, El Omari a déclaré que 25% des candidats aux circonscriptions locales avaient moins de 40 ans, 64% oscillaient entre 40 et 55 ans et que 11% étaient âgés de 60 ans
65% des candidats disposent d’un diplôme universitaire et 35% ont effectués des études secondaires.
Il a aussi révélé que 6 nouveaux candidats provenaient d’autres partis politiques et que 13 présidents de commune apparentés au PAM avaient été libérés pour rejoindre d’autres formations politiques.
Le renouvellement de la 1re Chambre touchera aussi les 48 députés qui constituaient le groupe parlementaire du PAM, car seuls 16 d’entre eux ont été reconduits pour briguer un nouveau mandat.