Cellule terroriste d'Oujda: Les produits saisis étaient destinés à préparer des charges explosives
L'expertise scientifique menée sur des substances saisies lors du démantèlement d'une cellule terroriste, le 7 septembre, a montré qu'il s'agit de substances chimiques servant à la préparation de charges explosives.
L'expertise scientifique effectuée par les services compétents sur des substances suspectes saisies dans une "planque sûre" aux environs d'Oujda, lors du démantèlement d'une cellule terroriste composée de trois extrémistes s'activant à Oujda, Casablanca et Fès, a révélé qu'il s'agit de substances chimiques composées de nitrate d'ammonium, de charbon, de soufre, de sciure d'aluminium, de bois, de sucre, de carburant et d'huile de graissage, précise vendredi 9 septembre un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Il a, également, fait savoir que ces ingrédients entrent dans la préparation de charges explosives que les membres de cette cellule comptaient utiliser dans le cadre de leur projet terroriste dans le royaume.
La même expertise a montré que la sciure d'aluminium devait être ajoutée lors de la fabrication des produits explosifs, afin de faciliter la déflagration et d'en augmenter l'intensité, tandis que la cocotte-minute et les tuyaux en plastique devaient être utilisés comme récipients à remplir d'explosifs, explique le communiqué.
L'enquête préliminaire a révélé l'implication des mis en cause dans la planification d'une série d'opérations terroristes visant un édifice sensible par voiture piégée à Saïdia, des sites touristiques et des touristes étrangers dans la même ville, ainsi que des éléments de sécurité à Oujda et Fès pour les délester de leurs armes de service.
Les membres de cette cellule terroriste comptaient monter un enregistrement vidéo par lequel ils allaient revendiquer leurs opérations terroristes sous le nom de "partisans de l'Etat islamique au Maroc", avant de rallier les camps de Da'ech en Libye, a noté la même source, ajoutant que les prévenus seront présentés à la justice dès l'achèvement de l'enquête menée sous la supervision du parquet général compétent.
(Avec MAP)