“Al Ahd” confirme la candidature de son patron sous les couleurs du PJD
Malgré la confusion juridique autour de la candidature du patron d'Al Ahd Addimocrati comme tête de la liste PJD à Al Hoceïma, son parti persiste et signe. C'est ce qui ressort d'un communiqué relayé par le portail Pjd.ma, ce mercredi 31 août.
"En harmonie avec les prises de positions du parti depuis 2008 et avec son soutien à la réforme démocratique contre la corruption et Attahakoum (visée hégémonique, concept du PJD et de ses alliés pour pointer du doigt le PAM, ndlr), le parti Al Ahd va participer aux élections au niveau national, en s'alliant avec le parti du Renouveau et de l’Équité, alors qu'au niveau de la circonscription d'Al Hoceïma, notre parti va adopter une stratégie électorale innovante", peut-on lire dans un communiqué.
"Le secrétaire général a pris la décision de se porter candidat tête de liste PJD à Al Hoceïma, dans le cadre d'une entente avec son secrétariat général, conformément aux lois et textes réglementaires en vigueur", conclut la même source.
Malgré nos nombreuses tentatives de le joindre, le numéro un d'Al Ahd n'a pas répondu à nos appels.
Contacté par nos soins, Mohammed El Amrani Boukhebza, professeur en sciences politiques à l'Université Abdelmalek Saadi de Tanger, nous a livré sa lecture de cette candidature inédite.
"D'un point de vue juridique, la candidature aux élections peut se faire via trois démarches, à savoir: une première, à travers l'accréditation d'un parti, une deuxième, en se portant candidat indépendant et une troisième, sous les couleurs d'une alliance. Il est à noter que chacune de ces démarches a ses propres règles", précise notre interlocuteur.
Et d'ajouter:"Najib Ouazzani est un conseiller communal à Al Hoceïma. S'il se porte candidat du PJD, ce dernier perdra automatiquement son siège."
A la question de savoir si Najib El Ouazzani peut continuer à être secrétaire général d'Al Ahd au cas où il est effectivement élu avec le PJD, Mohammed Boukhebza affirme que "le fait de se porter candidat aux élections avec le PJD est considéré - en vertu de l'article 21 de la loi organique relative aux partis politiques - comme un abandon de son parti d'origine. En outre, plusieurs décisions du Conseil constitutionnel valident cette thèse."
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