Aid Al Adha. Les prix des moutons estimés entre 30 et 45DH/kg
Selon l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins, les conditions de vente seront similaires à celles de l’année passée, que ce soit au niveau des prix que de la disponibilité.
«Cette année sera comme la précédente, bonne malgré la sécheresse. L’offre pour Aid Al Adha est estimée entre 6 et 7 millions de têtes. Il n’y a pas de crainte à avoir en matière de disponibilité», rassure d’emblée Ben Mbarek Fenniri, président de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (Anoc).
A l’heure où nous mettions cet article en ligne, les souks n’avaient pas encore démarré leur activité, ils ne le font en général qu’une dizaine de jours avant la fête. Même état des lieux au niveau des sites spécialisés Sardi et Alhawli qui attendent patiemment l’approche de l’Aid pour se manifester et d'avito qui a intégré les moutons dans la liste de l’offre commercialisée l’année dernière.
«Les éleveurs ont commencé à préparer leurs bêtes dès le mois de mai. L’Aid est une date stratégique pour les vendeurs d’ovins et de caprins. Fort heureusement, cette année, il n’y a pas eu de foyer de maladie. Celui de la fièvre aphteuse n’avait touché que les bovins», ajoute M.Fenniri.
Pour sa part, Casa Prestations compte renouveler l’expérience de 2015 en proposant les services d’abattage et d’hébergement au niveau des abattoirs de la ville. En 2015, la capacité était de 1.000 bêtes seulement. L’abattage était facturé à 20 0DH, l’hébergement à 20 DH, ce dernier valable uniquement les deux derniers jours précédant l’Aid.
Pour le moment, à trois semaines de l’Aid –il sera fêté selon l’astrophysicien Samir kadiri le 12 septembre-, les détails de l’opération qui sera menée par la société de développement local n’ont pas encore été finalisés.
Qu’en est-il des prix des moutons? Vont-ils augmenter par rapport à l’année dernière du fait de la sécheresse et de la cherté des fourrages? Selon Ben Mbarek Fenniri, ils varieront entre 30 DH et 45 DH le kilogramme. Autant dire dans les mêmes conditions commerciales que 2015. Ce ne sont que des estimations. Ce marché étant connu pour sa grande volatilité.
La race Sardi demeure la plus prisée et la plus chère. Son prix au kilogramme est de 2 à 3 DH plus élevé que les autres races. Même le Bni Guil élevé dans la région de l’Oriental et le Timahdite dans le Moyen-Atlas, réputés pour leurs qualités gustatives sont rarement demandés dans la région de Chaouia Ourdigha et leur prix n’atteint jamais celui du Sardi.
Notons que les données sur les effectifs par race ne sont pas encore disponibles. Ils ne le seront que dans les quelques jours à venir.
