Hakima El Haité: “L’importation de certains déchets sera réautorisée”
L’interdiction de l’importation des produits RDF (refused derived fuel) avait entraîné celle des déchets non dangereux. Après un cafouillage gouvernemental qui a pénalisé certains industriels, Hakima El Haité, ministre de l’Environnement, déclare à Médias 24 que la situation va être rétablie.
D’entrée de jeu, la ministre se défend d’avoir été à l’origine de cette interdiction qui ne repose sur aucun critère sanitaire. Elle cite l’importation des déchets italiens qui avait suscité une polémique.
"Le cafouillage qui a entraîné l’arrêt de l’importation des déchets non dangereux comme la ferraille ou les pneus déchiquetés n'a pas été provoqué par le ministère de l'Environnement", se dédouane la ministre.
Selon elle, l’interdiction de ces "coproduits" découle du communiqué de presse gouvernemental du 14 juillet, qui avait ouvert la voie à toutes les interprétations du fait de son contenu général.
"Nous allons rectifier le tir en autorisant de nouveau ce type d’importations qui ne pose aucun problème objectif de santé ou de pollution. Cette interdiction temporaire à laquelle nous sommes en train de remédier est le fruit d’une simple incompréhension", précise-t-elle.
El Haité poursuit que la procédure d’autorisation est en cours d’application et que les industriels qui ont besoin de ce type de déchets leur servant de combustible ou pour la sidérurgie pourront très rapidement en importer de nouveau.
Pour rappel, David Tolédano, qui préside la Fédération des industries des matériaux de construction, affirmait à Médias 24 que le manque à gagner, consécutif à ce blocage, pourrait s’élever à plusieurs dizaines de millions de DH pour les cimentiers et les sidérurgistes.
Interrogée sur la date de publication des résultats d’analyse des déchets italiens qui avaient provoqué un grand émoi populaire, la ministre affirme qu’elle n’est plus partie prenante de ce dossier.
"Il faut demander ça au ministère de l’Intérieur, qui a été chargé de superviser cette affaire et de suivre les laboratoires d’analyse, qui doivent trancher sur la toxicité de ces RDF", conclut-elle.