Carte du risque politique des pays émergents: le Maroc bien noté dans la région
Risque politique "moyen" au Maroc, "fort" en Agérie, "très fort" en Libye. Le cabinet Aon a mis à jour sa carte du risque politique mondial. Le Maroc est bien noté.
Le cabinet international "Aon", un des acteurs majeurs de la gestion des risques, a publié le 26 juillet 2016 une mise à jour de sa "carte du risque politique 2016".
La carte examine les risques politique dans 162 pays émergents, en tenant compte de plusieurs critères comme la vulnérabilité du secteur bancaire, le risque de change, la capacité du gouvernement à stimuler l’économie, le risque légal et de régulation, le risque d’interférence politique, le risque de violence politique, l’environnement des affaires, le risque de non paiement et le risque d’interruption de la chaîne d’approvisionnement.
Il ressort des données de cette carte que le Maroc se distingue par un risque politique moyen. La majorité des pays de la région affichent un risque politique "très fort" (Libye), "fort" (Algérie, Egypte, Mauritanie) et "moyennement fort" (Tunisie).
Pour appuyer sa cotation, le cabinet international "Aon" considère que le Maroc dispose de plusieurs atouts, notamment un climat des affaires relativement meilleur par rapport aux autres pays de la région, des niveaux modérés de risque politique, des pouvoirs accrus attribués au législateur et des zones franches commerciales attirant les activités délocalisées de l’Europe.
En termes d’évolution, le Maroc a affiché selon «Aon» un risque politique moyen et s’est distingué parmi les pays de la région.
Le cabinet «Aon» considère enfin que la région MENA continue de faire face à des risques très élevés par rapport aux autres régions du monde.
La baisse des revenus pétroliers et les conflits régionaux ont affecté les économies et les systèmes politiques. En outre, l’internationalisation du conflit syrien et la lutte contre Da'ech génèrent des répercussions négatives sur toute la région et contribuent à l’explosion des dépenses militaires et de sécurité, malgré l’affaissement des recettes budgétaires.