Sajid: Le PJD, combien de divisions?
7,4% seulement des Marocains en âge de voter ont choisi le PJD aux dernières communales, rappelle Mohamed Sajid. Démonstration.
Mohamed Sajid, secrétaire général de l’UC, sort de plus en plus de sa coutumière discrétion. L’approche des élections législatives, son élection à la tête de l’UC, son départ de la mairie de Casablanca, tout cela concourt à davantage de prises de parole.
Le 23 juin, dans le cadre de la troisième édition des “jeudis de l’UC“, il a rappelé une idée simple, mais intéressante, en cette pré-campagne: le poids relatif du PJD.
Les dirigeants du PJD se situent constamment dans une posture dominante dans le champ politique. Plusieurs d’entre eux et pas des moindres ont pour coutume de traiter leurs opposants de “minoritaires“.
Or, le parti conduit le gouvernement non pas parce qu’il est majoritaire, mais parce qu’il est arrivé premier aux élections de 2011, tenues dans des circonstances exceptionnelles.
Si l’on se base sur le scrutin le plus récent, celui du 4 septembre, il y a lieu de relativiser le poids du PJD dans le pays.
Plus encore: les ressorts d’un scrutin local et d’un scrutin national ne sont pas les mêmes.
Que pèse donc le PJD, au mieux en prenant en compte le scrutin local du 4 septembre?
Médias 24 a reconstitué dans ce graphique, la démonstration en entonnoir déclinée jeudi 23 juin par Mohamed Sajid (infographie: Médias 24):

Si l’on compare les chiffres de 2011 à ceux de 2015, seule comparaison possible à ce jour, le poids du PJD a été ramené de 27,1% des voix exprimées en 2011 à 18,8% en 2015.