Des ONG manifestent pour dénoncer le recul des droits et des libertés
L'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) appelle à une mobilisation nationale le 18 juin, avec plusieurs dizaines d'organisations. Elle dénonce la main-mise du gouvernement sur les libertés et les droits.
A l'heure actuelle, 89 associations et organisations ont rejoint l'appel pour une "journée de la colère". Elles réclament l'égalité des droits et des libertés entre les différentes catégories sociales, tout en dénonçant la régression du champ des libertés d'une part et l'inertie face aux discriminations et à la détérioration des conditions économiques, sociales, culturelles et environnementales pour plusieurs catégories de la société marocaine de l'autre.
Les signataires de l'appel dénoncent également "les influences des courants traditionnels et conservateurs sur la société marocaine et leurs résistances au changement, qui se traduit par un manque de volonté politique en ce qui concerne les différentes réformes législatives à opérer".
Les exemples ne manquent pas. Le constat est également morose selon ces mêmes associations en ce qui concerne la mise en place des mécanismes de protection des droits et des libertés garantis par la Constitution marocaine et par les conventions internationales auxquelles le Royaume a adhéré.
Les organisateurs de cette manifestation appellent à un sit-in samedi 18 juin à 21h30 à Rabat devant le siège du Parlement. Des associations telles que l'Organisation marocaine des droits de l'Homme, l'association Adala ou encore la Dynamique de l'appel de Rabat ont d'ores et déjà confirmé leur présence.