Contribution au bien commun de l’humanité: le Maroc classé 73e
Dans le nouveau classement "The good country index", le Maroc arrive 73e. Le classement décerne de bons points pour le Royaume en matière d'ouverture de marché ainsi que de sécurité internationale.
L’indicateur diplomatique britannique «Good Country Index», qui classe les pays à travers le monde en fonction de leur contribution au bien commun de l’humanité, classe le Maroc à la 73e position sur 163 pays.
Par ce classement, le Maroc occupe la 5e place à l’échelle arabe, après la Tunisie (49e), l’Egypte (54e), le Qatar (58e), la Jordanie (59e) et le Liban (64e).
Développé par le conseiller politique britannique Simon Anholt, l’indice est basé sur une compilation de 35 indicateurs distincts fournis par plusieurs organisations dont les Nations Unies et la Banque mondiale, et regroupés en sept catégories: science et technologie; culture; paix et sécurité internationale; ordre mondial; planète et climat; prospérité et égalité; santé et bien-être. Le Good Country Index tient également compte, dans son classement, des PIB des pays étudiés.
Sur les critères précités, le Maroc se classe le mieux (33e) en matière de prospérité et d’égalité, notamment grâce à l’ouverture de son marché et de son commerce vis-à-vis des investissements étrangers, souligne l'étude. Le Maroc est également bien positionné en matière de sécurité et paix internationales (41e), principalement grâce entre autres à ses militaires déployés pour le maintien de la paix dans le cadre des missions onusiennes, ainsi que grâce à ses avancées en matière de sécurité des réseaux internet.
Ceci dit, le Royaume trébuche sur le critère de l’ordre mondial (125e), qui prend en considération les dons de charité ainsi que l’accueil des réfugiés. En matière de culture (contribution à la production culturelle, liberté de la presse, etc.), le Maroc est classé 113e. Sur le critère du climat (empreinte écologique, émissions de CO2, etc.), le pays est classé 103e. Enfin, le Maroc est classé 82e sur l'indicateur Science et technologie (publications internationales, patentes, etc.).
Simon Anholt, le créateur de l’indice «Good country», avance que la raison d’être de celui-ci est liée aux effets secondaires de la mondialisation de plus en plus poussée des activités économiques, qui fait que les Etats doivent tenir compte des intérêts du reste du monde lorsqu'ils servent les intérêts de leurs peuples. L'indice se veut également comme une apologie de la collaboration et de la coopération entre les différents gouvernements.
Au niveau mondial, c’est la Suède qui occupe la première place du podium du Good Country Index, suivie par le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne.