Nouvelle décharge de Casablanca: les travaux commenceront en novembre
C’est probablement la proximité de la COP22, ainsi que l’indignation de la population casablancaise: les élus et les autorités de Casablanca semblent s’occuper sérieusement de trouver enfin une solution à la décharge de Médiouna, qui empoisonne la nappe souterraine et une partie de la population de la ville dite blanche.
Lundi 23 mai, le Conseil de la ville avait inscrit la question de la décharge dans son programme. Ce mercredi 25 mai, une réunion de la commission de suivi a fixé le démarrage des travaux au… mois de novembre 2016, apprend Médias 24 de source sûre. La réunion a également porté sur le plan d'investissement relatif à la nouvelle décharge.
Ce n’est pas une coïncidence. La COP22 se tient au mois de novembre et les élus et les autorités savent qu’ils ne pouvaient dépasser cette date butoir. Faute de vraie décharge respectueuse de l’environnement, ils auront au moins fait une annonce, voire une inauguration sous les flashs des photographes.
Mais ne boudons pas notre plaisir. La décision est cette fois-ci prise et le terrain acquis. La nouvelle décharge, promet le maire, sera “construite selon les normes les plus écologiques“.
Abdelaziz El Omari a également exigé une solution pour le lixiviat, ce liquide nauséabond et toxique qui s’infiltre dans la nappe et qui s’écoule des déchets.
D’autres réunions sont programmées à court terme pour suivre le dossier. Ce vendredi, Ecomed, qui gère la décharge actuelle (de Médiouna) présentera son rapport 2008-2016. Ecomed est marquée de près par Casa Prestations, la SDL (Société de développement local) chargée du suivi des délégataires et dirigée par Jamal Chaârani. Les relations entre Ecomed et Casa Prestations ne semblent pas au beau fixe, puisqu’Ecomed a insisté pour que cette dernière n’assiste pas à la réunion. Sans succès.