Kim Buldoc sur le point de quitter la Minurso?
Les jours de Kim Buldoc en tant que représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU sont-ils comptés? Ce n’est pas impossible.
Lors du point de presse tenu mercredi en fin d’après-midi à New York par le porte-parole du SG des Nations-Unies, le dossier du Sahara a fait un retour en force, avec des questions sur l’activité de la Minurso et le véritable rôle qu’y tient actuellement Kim Buldoc.
La Canadienne Kim Buldoc est représentante spéciale pour le Sahara depuis le 1er août 2015. Le volet militaire de la mission est supervisé par le Pakistanais Muhammad Tayyab Azan.
Interrogé également sur "l’état des contacts entre le secrétariat général des Nations-Unies et le Maroc" et l’actuel statut de la Minurso, Stéphane Dujarric a rappelé que Kim Buldoc est "la représentante spéciale du secrétaire général", soulignant que le personnel civil de la Minurso n’a pas changé depuis mars dernier et que “la mission ne peut pas remplir son mandat". "Nous attendrons le rapport qui doit être fait au Conseil de sécurité comme cela est prévu par la résolution 2285".
La résolution 2285 du Conseil de sécurité des Nations-Unies a été votée le 29 avril dernier et prévoit un rapport du secrétaire général Ban Ki-moon sur la Minurso au terme d’un délai de 120 jours, c’est-à-dire à fin août au maximum. Des sources onusiennes avaient indiqué début mai que le rapport pourrait être prêt avant cette date-limite de fin août 2016.
Cependant, la question suivante adressée à Stéphane Dujarric révèle que Kim Buldoc est de plus en plus absente de Laâyoune, où elle est désormais remplacée par un membre de son staff ", un spécialiste du contrôle aérien".

Egalement interrogé sur le contenu du mémorandum d’entente signé entre le Maroc et la Minurso, Stéphane Dujarric a indiqué être dans l’incapacité d’en révéler le contenu, mais qu’il allait se renseigner. Le journaliste a fait remarquer "qu’habituellement ce genre de document n’est pas classé confidentiel". Selon des sources crédibles et bien informées consultées par Médias 24 et connaissant bien le fonctionnement des Nations Unies, ce texte est introuvable.