Une simulation de libération d'otages fait sensation à l'Institut de police Kénitra (vidéo)
Lundi 16 mai, cérémonie à l’Institut royal de police à Kénitra. Une cérémonie sobre et bien organisée, dont le clou a été de voir pour la première fois en action les nouvelles brigades régionales d'intervention.
Une cérémonie simple, pas ennuyeuse, très bien organisée, avec une séquence passionnante.
C’est la première fois que les toutes nouvelles brigades régionales d’intervention se manifestent devant le public. Il s’agit de brigades destinées à intervenir dans les situations extrêmes, comme la planification et la conduite d’assauts et contre-assauts, les prises d’otages, arrestation de forcenés, riposte en cas de menace ou d’attentat…
Le scénario de la simulation était celui d’une prise d’otages dans un autocar (voir notre vidéo ci-dessous). Tout au long du processus, un négociateur intervient. Après avoir établi le contact, il essaie de calmer les auteurs de la prise d’otages, puis de les rassurer, puis de leur demander de libérer les otages et devant leur refus, de les occuper le temps que ses collègues interviennent par la force.

Le choix d'une partie des invités était symbolique: Ahmed Toufiq, car les élèves officiers reçoivent également une formation marocaine pour les fondamentaux de l'islam, Mostafa Ramid, car on veut faire une police respectueuse des droits humains, Mohamed Essabbar, secrétaire général du CNDH. Il y avait également Mohamed Hassad, Charki Draiss, Fouzi Lekjaâ, le général Hosni Benslimane... (Ph. AIC Press)
Les brigades régionales d’intervention, BRI, ont été créées à Casablanca et à Marrakech. Tous les autres grands centres connaîtront progressivement l’implantation d’unités de ce type.
Chaque BRI est composée de 4 groupes d’assaut et d’intervention chacun comprenant au moins 10 éléments, ainsi que d’une cellule de négociation. Elle est équipée en matériels de recherche, de protection, de transport et d’intervention. Les effectifs ont tous bénéficié de formations de pointe.
La direction des BRI est directement rattachée au préfet de police et ces brigades “ne peuvent être actionnées que sur ordre du commandement“, selon une source autorisée de la DGSN.
Ces nouvelles unités d’intervention ont été créées par décision du directeur général, le 1er mars 2016.
L’ensemble de la cérémonie était conforme à ce qui paraît être la nouvelle culture de la DGSN: humilité, organisation, rigueur.
Voici les images de la simulation de libération d'otages par le BRI. Les otages sont détenus dans l'autocar bleu. L'opération commence par l'arrivée des éléments du BRI, accompagnés d'un négociateur (voix mégaphone), d'un officier de police judiciaire et d'équipes de la police technique et scientifique.