Le GAM lance un projet d’autorégulation publicitaire en partenariat avec la Haca
Le groupement des annonceurs marocains (GAM) lance bientôt un projet d’autorégulation publicitaire, en partenariat avec la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca).
Contacté par Médias 24, Mounir Jazouli, président du GAM et membre de l’Observatoire national de l’amélioration de l’image de la femme dans les médias, explique que le projet vise à conserver et renforcer la confiance du consommateur et aura pour fonction principale le pré-contrôle des spots publicitaires, afin d’éviter tout type de dérapage et épargner aux annonceurs les coûts supplémentaires engendrés dans les cas où les publicités sont retirées.
Ce projet se compose de deux principales étapes. Tout d’abord, la mise en place d’un code de déontologie et d’éthique, par l’accord de tous les annonceurs publicitaires, régissant divers sujets tels que le pluralisme, la diversité culturelle, la richesse culturelle, la condition féminine au Maroc, l’information des consommateurs et la protection de leurs droits et données personnelles…
Le deuxième élément est le "conseil pour une publicité responsable" (CPR), qui se chargera de faire respecter et appliquer le code. Les annonceurs présenteront dorénavant des maquettes publicitaires qui feront l’objet d’études approfondies, avant que la production ne leur soit accordée.
Pour lancer ce projet, le GAM s’attarde encore sur deux points essentiels: sa coopération avec la Haca, qui travaille plutôt sur le post-contrôle des annonces publicitaires et la recherche d’une solution de financement.
Le président du GAM, en tant que grand défenseur de l’image de la femme dans les médias, salue l’initiative de la Haca, mais exprime toutefois ses réserves sur l’étude, principalement sur la forme, puisqu’elle a été menée au mois de ramadan, un mois sacré, où la femme marocaine s’affaire spécialement en cuisine et dans les travaux ménagers, ce qui se fait ressentir sur le contenu des publicités.
La méthodologie utilisée est pour sa part subjective et pouvait avoir plus de profondeur dans le référentiel. Ces réserves ont constitué une bonne base d’échange entre le GAM et la Haca, afin d’entamer une série de chantiers ensemble.
M. Jazouli a confié que le domaine de la publicité reste celui qui a le plus progressé en 50 ans, dans la valorisation de l’image de la femme au Maroc. Le pays s’est engagé dans plusieurs réformes à ce sujet et plusieurs projets sont lancés dans ce sens par le Roi Mohammed VI.
L’étude de la Haca stipule que Al Aoula et 2M diffusent des spots publicitaires véhiculant une vision patriarcale des rapports sociaux entre hommes et femmes.