Le PAM boycotte les travaux du Conseil de la ville de Rabat, ce jeudi 5 mai
Sans surprise, ce jeudi 5 mai, le groupe PAM quitte la session de mai du Conseil de la ville de Rabat. L'affaire Sadiki a été, encore une fois, longuement évoquée par le parti.
C’est la deuxième fois que le PAM se retire des travaux du Conseil de la ville de Rabat. La première fois, c'était le 20 février dernier. Aziz Benazzouz, président du groupe PAM au Conseil de Rabat, avait alors demandé publiquement l’ouverture d’une enquête au sujet de «la pension d’invalidité de 38.000 DH versée par Redal au maire de Rabat, pour cause de maladie mentale». C’est là que l’affaire Sadiki-Radal a éclaté avec tous les rebondissements qui s’en sont suivis.
Mais ce jeudi 5 mai, le retrait du groupe PAM était presque attendu. Les conseillers PAMistes n’ont pas fait dans l’improvisation. Tout a été minutieusement préparé, discuté et analysé au peigne fin, jusqu’à ce jeudi matin même, en présence d’Ilyas El Omari, SG du parti.
Ils ont ressassé les faits, échangé autour de l’état d’avancement de l’enquête et accordé leurs violons pour préparer l’intervention de l’après-midi.
Driss Razi, membre du groupe, est allé jusqu’à déclarer que «le SG du parti les a rassurés sur le bon déroulement du dossier».

Ce jeudi 5 mai donc, à 15h passées, avant de rebrousser chemin, Aziz Benazzouz a demandé qu’une «enquête soit également ouverte sur les honoraires que continue de percevoir Mohamed Sadiki, en tant que conseiller de Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement et du transport».
Face à cette salve, Mohamed Sadiki est resté de marbre, le visage fermé. Pas une seule phrase, pas un seul mot pour se défendre.
Un mutisme qu’on pouvait mettre éventuellement sur le compte du droit de réserve auquel est tenu le maire de la capitale, ayant été entendu par la BNPJ le lundi 25 avril pendant une dizaine d’heures et l’enquête préliminaire étant toujours en cours.
Mais Sadiki, depuis l’éclatement de l’affaire, a rarement, très rarement communiqué. Et quand bien même il acceptait de le faire, ce n’était jamais pour se dévoiler, donner des détails ou argumenter preuves à l’appui. Il ne faisait que clamer son innocence et pointer du doigt «une cabale politique contre le PJD et le maire de Rabat".
«Si l’enquête conclut à l’innocence du maire, je présenterai des excuses publiques. Je n’ai aucun complexe à ce sujet», a déclaré Benazzouz, à la fin de son intervention.