Dialogue social: aucun accord n’a été conclu vendredi
La nouvelle réunion du dialogue social sous la présidence de Abdelilah Benkirane ce vendredi 29 avril n’a pas abouti à un accord.
Les syndicats ont rejeté l’offre gouvernementale consistant notamment en:
-le maintien en l’état du projet relatif à la réforme paramétrique des retraites;
-une hausse des salaires dans le secteur public, compensant la hausse des cotisations de retraite. Cette hausse des salaires, telle qu’elle a été proposée par le gouvernement, est de 4%, étalée sur 4 ans. Elle représente un coût de 3 milliards de DH au total pour le budget de l’Etat.
-une hausse des allocations familiales de 100 DH par enfant et par mois, pour les 3 premiers enfants;
-une hausse de la prrime de naissance, qui passerait de 150 à 500 DH.
Les syndicats, la CGEM ainsi que le ministre de la Fonction publique Mohamed Moubdii nous ont confirmé l’absence d’accord ce vendredi.
Un membre du patronat avance que" les syndicats n'ont pas su apprécier l'offre gouvernementale à sa juste valeur. Il donne l'exemple de la prise en charge médicale des parents, estimée à 800DH/mois.
Le gouvernement espérait un accord pour obtenir en échange la validation du projet de réforme des retraites.
Deux options se présentent désormais:
-une nouvelle réunion samedi, car les trois parties espèrent conclure un accord avant le 1er mai.
-des décisions unilatéralement annoncées par le gouvernement, à l’occasion du 1er mai, sans attendre de conclure un accord global avec les syndicats.
M. Moubdii affirme que le dialogue n’est pas rompu, que la session reste ouverte et qu’une ouvelle réunion est possible samedi.
Après le départ des représentants des syndicats et du patronat, les ministres présents se sont réunis avec le chef du gouvernement pour réétudier la question. Il s'agit des départements de l'Habitat, des Finances, de la Fonction publique, de l'Emploi et de l'Intérieur.
Selon une source présente à la réunion de vendredi 29 avril, Miloudi Moukharik, SG de l'UMT, a reproché à Mohamed Boussaid "sa vision purement technique du dialogue social".