Politique. Où l'on reparle encore de la koutla
À quelques mois des législatives du 7 octobre 2016, les rencontres de concertation entre partis politiques se multiplient. Cette fois-ci, les dirigeants du PPS et de l'USFP se sont réunis le mercredi 27 avril à Rabat, au siège du parti de la rose.
Organisée sur le thème '' Situation politique et perspectives d'avenir '', la rencontre a porté sur plusieurs points d'actualité: la relance de la Koutla , les élections, les alliances, ainsi que l'unification de la gauche.
Le numéro 1 du PPS, Nabil Benabdallah a souligné que cette rencontre vise à ''rapprocher les visions pour la relance de l'alliance historique de la Koutla" surtout que ''nous sommes conscients du rôle qu'elle peut jouer dans le champ politique marocain" .
Quant à Driss Lachgar, le premier secrétaire de l'USFP, il a déclaré que le ''programme électoral'' demeure la base de toute alliance, d'autant plus que "l'appartenance des deux formations à la gauche en partageant plusieurs idéaux faciliterait ce choix''.
En effet, Il n'est pas exclu que le PJD rejoigne l'alliance de la Koutla, puisque Lachgar avait déclaré mardi dernier dans un meeting à Salé, d'après Majalla24 la version arabophone de Médias24, que ''l'USFP n'exclut pas de s'allier avec le PJD, à condition que cette formation respecte certains points de son programme à savoir: la défense de la parité et l'égalité des sexes et le respect des standards démocratiques.''
Il a également ajouté à propos de son dernier rapprochement avec le PAM, qu'il ne s'agit pas d'une alliance, mais d'une rencontre, qui fait suite à une réaction au mémorandum de l'USFP.
Du côté de l'Istiqlal, Hamid Chabat avait déclaré que son parti était prêt à intégrer un gouvernement d'union nationale présidé par le PJD, le week-end dernier lors de la présentation du programme économique de son parti.
Le PPS pourrait jouer un rôle de médiateur pour rapprocher ses ex-alliés de la Koutla avec le PJD, son allié au gouvernement.
Rappelons que la Koutla rassemblait en plus de l'USFP et le PPS, l'Istiqlal et l'OADP (un parti de gauche qui a fusionné avec autres formations socialistes dans le cadre du PSU). Chaque parti avance en réalité ses pions sur l'échiquier pour se donner le maximum de marge de manœuvre après les élections. Les vraies alliances se feront en effet après les élections, pas avant.