Dialogue social: compromis en vue sur les retraites, le gouvernement fait un geste
Voici les conclusions du dernier round de la commission technique tripartite sur le dialogue social qui a duré plus de dix heures. Il s’est achevé ce mercredi 27 avril en soirée.
La réunion finale d’arbitrage et de décision aura lieu sous la présidence du chef du gouvernement, probablement le vendredi 29 avril. En quelque sorte, ce sera une réunion in extremis avant le 1er mai, où des décisions finales sont attendues.
La commission technique tripartite gouvernement-CGEM-syndicats s’est réunie pour son dernier round ce mercredi 27 avril. La journée a été longue et difficile. Deux ou trois heures après le début des discussions, il semblait difficile de trouver un compromis, tant les positions paraissaient éloignées.
Au final, les différentes discussions se sont conclues sur trois points essentiels, dont le premier abordé seulement ce mercredi :
1. Le gouvernement maintient le contenu de sa réforme paramétrique des retraites dans ses différents compartiments. Mais il offert ce mercredi de compenser une partie de la hausse des cotisations salariales, par une hausse des salaires.
La proposition consiste en une hausse des salaires du secteur public de 1% par an pendant 4 ans, soit 4% au total.
Le coût sera alors de 750 MDH par an pour le budget de l’Etat et le coût final de 3 MMDH.
Les syndicats ont demandé que la totalité de la hausse soit réalisée en une seule fois, dès cette année.
L’arbitrage sera rendu au cours de la réunion finale, sous la présidence du chef du gouvernement. Les différentes options sont de 4 fois 1%, 2 fois 2% ou 4% en une fois.
Bien entendu, cette hausse ne concernera que les salariés du secteur public concernés par la réforme de la CMR.
2. Il est à noter par ailleurs qu’il n’y aura pas de hausse du SMIG. Le patronat a fait valoir, à raison, que dans le privé, les secteurs qui se portent bien revalorisent régulièrement les salaires et que seuls les secteurs en crise ou menacés ne le font pas, ce qui est le cas des textiles et du tourisme. Toute révision du SMIG impacterait négativement l’emploi dans ces secteurs.
3. On s’achemine vers un consensus autour de la loi sur la grève, demandée par la CGEM, défendue par le gouvernement et prévue dans la Constitution. Le gouvernement espère la voir aboutir avant la fin de l’actuelle législature et commencerait les négociations dès le mois de mai.
Rendez-vous probablement le vendredi, au pire le samedi pour la réunion décisive de conclusion du dialogue social.