Décharge de Médiouna, le dossier entre les mains du wali de Casablanca
Des solutions doivent être trouvées très rapidement. La décharge actuelle arrivera à saturation en novembre prochain; une nouvelle décharge nécessite une année de travaux pour être opérationnelle.
La ville de Casablanca vit une situation d’urgence concernant la décharge de Médiouna. «Le dossier a été transmis au wali, Khalid Safir, pour trouver une solution rapide», déclare à Médias24, Mohammed Haddadi, 3e vice-président du Conseil de la ville. «Il faut s’adresser à la commune, puisque c’est une attribution de la ville», nous répond pour sa part le wali.
Aucune partie ne semble vouloir endosser la responsabilité d’un dossier où le facteur temps joue en sa défaveur. L’urgence est provoquée par le fait que selon les dernières études, la décharge actuelle sera saturée en novembre 2016. Or, une nouvelle décharge nécessite une année de travaux pour être opérationnelle.
Le terrain convoité pour la nouvelle décharge ne peut plus être acheté, sans une procédure longue et lourde. En effet, le précédent compromis de vente a expiré le 31 décembre 2015. La ville n’a déposé le montant de la transaction chez le notaire que 10 jours plus tard.
Les vendeurs refusent désormais de céder le terrain. La ville compte lancer une nouvelle étude sur la décharge actuelle, dont on peut déjà deviner la conclusion : que cette décharge ait une durée de vie qui va au-delà de novembre 2016. Et tout ceci à 220km de la Cop22 !